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On venait de fermer toutes les ouvertures du Yoreux ;et les soixante soldats, l’arme au pied, barraient la seuleporte restée libre, celle qui menait à la recette, par unescalier étroit, où s’ouvraient la chambre des porionset la baraque. Le capitaine les avait alignés sur deuxrangs, contre le mur de briques, pour qu’on ne pût lesattaquer par derrière.
D’abord, la bande de mineurs descendue du coron setint à distance. Ils étaientune trentaine au plus, ils se con-certaient en paroles violentes et confuses.
La Maheude, arrivée la première, dépeignée sous unmouchoir noué à la hâte, ayant au bras Estelle endor-mie, répétait d’une voix fiévreuse :
— Que personne n’entre et que personne ne sorte !Faut les pincer tous là dedans !
Maheu approuvait, lorsque le père Mouque, juste-ment, arriva de Réquillart. On voulut l’empêcher depasser. Mais il se débattit, il dit que ses chevaux man-geaient tout de même leur avoine et se fichaient de larévolution. D’ailleurs, il y avait un cheval mort, on l’at-tendait pour le sortir. Étienne dégagea le vieux palefre-nier, que les soldats laissèrent monter au puits. Et, un