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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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DE TRADUCTIONS.

Füiie eue tous y allumiez ? reprit brusquementDiogène ; est-ce qu’il n’y avoit point d’olives enAttique dans ce temps là ? Pbavorin, dans sonhistoire de toutes sottes, attribue ce mot à Anslippe. Tjne autre fois , comme il rmmgeoit des li-gues, il rencontra Haton en son chemin , et d'a-bord îl lui demanda s'il en vouloir goûter : Platonen prit volontici s quelques unes qu’il mangea : Jevous a«ois dit, reprît tout d’un cm p lliogène»d'en goûter , et non pas de les avaler. Un jour quePlaton li ai toit quelques amis de Denvs le Ivratt,Diogène sc trouva chez lui , et voyant des tapisque ce philosophe avoit fait étendre pour s’as-seoir, il se nul à les fouler, disant : Je fuule auxpied* la vanité de Platon. Mais, lui répliqua Pla-ton , combien çst-tu plus vain et plus orgueilleuxque moi , de croire que In peux faire cela sansorgueil! Quelques uns iapportent la chose d’uneautre manière, et racontent que Diogène dit : Jefoule aux pieds l'orgueil de Platon, et que Platonlui lépondit : Mais avec un autre orgueil. Solion,dans son quatrième livre , rappoi te encore un au-tre bon mot que dit ce cynique à Platon. Il avoitprié ce philosophe de lui donner un peu de vin etde ligne? ; Pla on lui en envoya unegrande cruchetoute pleine. Diogène Payant rencontré à quelquetemps de là : Je pense , lui dit-il, quesi l’un s'en-quéroit de vous combien font deux et deux, vousrépondiiez vingt. si vous ne répondez pas plus àpropos de re qu’on vous interroge, que vous don-nez à propoition de ce qu’on vous demande : vou-lant marquer par là le vice de Platon, qui éloitgrand parleur de son naturel. On lui demandentune fo îs en quel lien de la Grèce il avoit vu deshommes qui fussent honnêtes gens. Pour d’hoin-mes 7 , répondit-il, je n’en vis jamais : mais j’ai vudes enfants 5 Lacédémone qui l'éloieut. Un jourqu’il discouroil fort sérieusement, voyant que per-sonne ne le venoil entendre . il se mil à fredonnerde la voix 8 comme une cigale , et ayant de cettesorte amassé beaucoup de monde autour de soi, ilcommença à leur reprocher leur peu d’esprit. decourir , comme ils faisaient, après des niaiseries ,et de se presser si peu pour ouïr de bonnes choses,lise plaignoil que les hommes disputoient tousles jouis >ur cent badineries, comme à qui escri-meroit et à qui lutterait N* mieux , et que personnene disputait à qui seroit le plu? honnête homme.Il disoil qu’il s’éionnuit de la folie des grammai-riens de son temps, qui se lou.rinrnloieiit le corpset l’âme pour déchiffrer les peines et les t'alignesd’Ulysse, H qui ne prmoient pas gai de à cellesqu’ils se donnaient imi tileuicnt. Il se moquait plai-samment des musb iens qui trouvent bien lemoyen , ajoutoit-il. de m ci ire leur» lyres d’accord,et qui mènent une vie si déréglée. Il n’étoit pasmoins divertissant sur les astioh.gues qui s'amu-sent. poursuivoit-ii, toute leur vie, à contempler lusoleil et la lune, et quine voient pas le plus souventce qui se passe à leurs pieds. Il disoit des orateursqu’ils s’éhtdioienl plutôt à dire de bonnes chosesqu’à en faire. Il étoil ennemi mortel des avares,qui ne haï-sent rier tant . à les entendre parler,que l’argent , et qui l’adorent dans l’âme. Une.pouvoiL non plus souffrir ces sortes de gens qui

louent fort ceux qui méprisent les richesses, et quicependant n’estiment d'heureux que ceux qui sontriches. Il blâmoit fort ces hypocrites qui fuisoienldes sacrifices aux dieux pour leur santé, et qui sesoûlaient uu sacrifice jusqu’à se faire malades. IIdisuit qu’il ne pou voit assez s’étonner de la sobriétédes valet? qui ne déioboiçnt rien de ce qu’on ser-voit sur table , voyant leurs maîtres avaler à leursyeux de si bons morceaux. ïl louoiî fort ceux quipouvant se marier ne se maiioicnt point , ou quipouvant aller sur uier n’y alloicul point , et quipouvant se mêler d’iillaircs publiques ne s'en mê-loient point , ou qui pouvant mener une vie vo-luptueuse ne la menoieut point, et enlin ceuxgui pouvant .s'approcher des grands seigneurs nesc soucioient point d’en approcher. Il disuil qu’ilfaItoiI toujours avoir les mains ouvertes peur scsamis. Ménippe , dans le livre qu il a èciit de lavente de Diogène , raconte de lui , qu’ay ant été faitcaptif, comme on l'eut tuis en vente , celui qui ievouloit acheter lui demanda ce qu’il savait faire :Commander aux hommes, reprit Diogène : puiss’adressant au sergent qui le crioit : Cric , lui dil-il, Qui veut acheter son maître? Durant qu’il 3étoil ainsi exposé en vente, on ne lui vouloit paspermettre de s’asseoir : Hé quoi ! dit-il, quand onachète des poissons . regarde-t-on s’ils sont deboutou assis? Il se plaignoil que cYloil une choseétrange, que quand on acheloil un plat ou unemarmite on le? inunioit ci on les examinoit aupa-ravant, et qu’on acheloil le? hommes sur la simplevue. il disait à Xéniade qu’encorc qu’il fût sonesclave , il fai!oit qu’il se résolût à lui obéir, par laraison qu'on obéit à un médecin et à un précepteur,tout esclaves qu’ils sont. Lu lui le , dans le livre quiest intitulé La vente- d-‘ Utogcne. raconte qu’il élevale? enfants de Xéniade de cette soi le : après qu’illes eut instruits dans tous les arts libéraux, il vou-lut qu’ils appii.-srnt à monter à cheval, à tirer del’arc , à manier la fronde et à lancer lejavelot. Aureste , il ne souffrit | oint qu’ils allassent aux lieuxpublics pour s’exercer à la manière des athlètes,chez les maîtres de ces exercices ; mais il sc donnala peine lui-même de les exercer , alin de les ren-dre plus robustes et plus dispos. Il eut soin de leurfaire appi endte par cœur plusieurs passages . tantdes poêles que des ora (eurs , et même de ses écrits;et alin qu’ils retinssent plus aisément ce qu’il leurenseignait . il leur lit ..n ubicgc detoul ce qui éloitnécessaire pour avoir les principes des sciences.Au reste il vouloit, quand ils étoient chez eux,qu’ils s’employassent aux offices de la maison , ense contentant pour leur nouriiture de quelquesviandes légère» et d'un peu d’eau pure, four cequi est du corps, il ne sesoucioit point qu’il» fus-sent malpropres ni mal peignés: an contraire , ille» la’ssoiL aller dans les rue», le plussouvenl sanspourpoint et sans sruliers, car il vouloit qu’il»marchassent ainsi san? dire mot et sans regarderpersonne qu'eux-mêmes, elles uienoit quelquefoisdans cel équipage à la chasse. Mais et? jeune.- gens,d’autre côté, avoient un soin particulier de lui,et faisoient tout ce qu’il? pouvaient pour le mettrebien auprès de leur père et de leur mère. £uhu!erapporte encore qu’il acheva ses jour» chez Xé-