4?o NOTES DES FRAGMENTS
héritiers «lu royaume de Jésus-Christ, sont main-
tion 104 touchant la manière dont on devoit traiter
tenant assis avec lui, et qui, ayant été faits parti-
ceux qui , durant la persécution , étoient tombés
cipanls de la puissance qu'il a de juger les hoinmes,
par infirmité.
les jugent en effet avec lui-même; lors, dis-je,
Car ce fut eu ce temps que Novatien , prêtre de
qu’ils étoient encore parmi nous, ils reçurent a
l’église de Rome , s’étant élevé contre eux par un
leur communion quelques uns de nos frères qui
esprit aveuglé d’orgueil, et soutenant qu’il ne leur
éloient tombés, et que l’on avoit convaincus du
pouvoit plus rester aucune espérance de salut,
crime d’avoir saerilié aux idoles. Car , jugeant que
quand même ils feroiont leur possible pour retour-
les senlimeuts de regret et de pénitence qu'ils
ner à Dieu par une sincère conversion et une cou-
\oy nient en eux pourvoient être agréables à celui
feesion pure de leurs péchés, il se lit l’auteur d’une
qui aime beaucoup mieux la pénitence du pécheur
secte particulière de gens qui, par un excès de
que sa mort, ils écoulèrent favorablement leurs
vanité, se nommèrent purs. Sur quoi , après que
prières, iis se réconcilièrent avec eux, et donne-
l’on eut assemblé à Piome un fort grand concile où
rent à l’église des lettres de recommandation en
sc rendirent soixante évêques, outre les prêtres et
leur faveur, les faisant participer à leurs prières
les diacres , dont le nombre y étoit beaucoup plus
et à leur 102 communion.
grand ,oS , et que l’on se fut informé du sentiment
Que nous conseillerez-vous donc, mes frères.
particulier de tous les pasteurs des antres pro-
en cette renconti e ? Comment devons-nous nous
vinees. touchant ce qu’on «levoil faire sur ce sujet:
gouverner? Souscrirons-nous, et nous conforme-
on déclara, par un décret qui fut publié partout,
rons-nous à la sentence que ces saints martyrs ont
que Novatien et tous les complices do son audace,
prononcée? Devons-nous autoriser leur jugement.
aussi bien que Ions ceux qui adhèreroient à i’opi-
par notre conduite , et faire grâce comme ils l’unt
mon cruelle cl impitoyable de ce faux docteur, de-
faite 10î ? Traiterons-nous avec douceur ceux qu'ils
voient être réputés comme des membres retran-
ont traités avec compassion? ou au militaire de-
ehés du corps de l’église: et que , pour ceux des
vons-nous condamner leur jugement comme in-
frères qui étoient malheureusement tombés durant
juste et déraisonnable. et nous constituer , par ce
la persécution, on devoit leur appliquer les re-
moyen , les examinateurs et les juges de ce que ces
mèdes de la pénitence, afin de leur procurer la
saints ont arrêté ? Faut-il que nous contristions leur
santé.
bonté par notre rigueur , et que nous renversions
On pou rroit rapporter ici l’histoire de Scrapion ,
ce qui a été ordonné par eux?
écrite par saint Denis, et qui est dans l'office du
Ce n’a pas été sans raison que Denis a inséré oes
Saint Sacrement»
choses dans sa lettre , et qu’il a remué celte ques- ♦
NOTES DES FRAGMENTS DE TRADUCTIONS.
1 Racine , ayant été nommé historiographe du
4 De la voix est de- trop. AtflKAN.
roi nu mois d’octobre 1677, ne s’occupa plus que
8 Durant que ne se dit plus. Aignax.
de ses nouvelles fonctions , et se mit à rassembler
10 Le iiard n’étriit point une monnoieconnuedes
tous les matériaux propres à l’ouvrage qu’il médi-
anciens Grecs. Deux liards équivalent à la sixième
toit. Un de ses premiers soins fut d’étudier le
partie d’une obole. Aignvn.
traité de Lucien , qu’on p' ut regarder comme la
11 Ce le 11c se rapporte à rien; il falloit répéter :
source primitive de tant d'ouvrages qui ont paru
que ceux qui étaient initiés. Aic.van.
depuis sur la manière d’écrire l’histoire. Cet ex-
12 Faire laver, pris absolument, n’est pas une
trait, qui n’ètoit que pour lui, a été publié pour
locution visitée. On dit bien : donner à laver , mais
la première fois en 17/(7 par Louis Racine, qui
il ne s’agiL que des mains. Aignan.
i’avoii trouvé parmi les papiers de son père. G.G.
13 Ou ne dit plus aujourd'hui que gargote pour
2 Rien entendu que cet il se rapporte à Lucien,
signifier un méchant cabaret, Aiunas.
dont Racine présente l’analyse.
14 Diogène jouoil ici sur le mol grec dtdvp.05 ,
3 Aussi bien comme est un pléonasme; il faut
qui signifie jumeau.
dire tout simplement comme ou aussi bien que.
1s li est reconnu aujourd'hui que le pronom soi
Aigsss.
ne doit s'employer que dans un sens indéfini. Aie.
* Les, qui se rapporte à jugeu-ents, en est beau-
16 C’est encore un jeu de mots. Le mot grec
coup trop sépare; la phrase est obscure. Aigiîajt.
'li'/oç veut dire boudoir de courtisane.
* On dirait aujourd'hui ; Il confesse avoir fait.
1T .Seoir pour s’asseoir n’est plus en usage. II ne
6 11 alla aeroit plus correct, puisque Thislorinn
nous est resté de ce verbe que les participes séant
n’écrit ni de Delphes ni de Délos.
et sis. Aignan.
‘ Pour d’hommes a quelque chose d’étrange, et
18 Alors que ne se dit plus dans le style tempéré;
je r,e crois pas que 1 usage autorise celte manière
celte locution est réservée pour la poésie , et pour
de parler. 11 faudroit : Pour ce qui est d’hommes.
le stvle le plus haut. Aie. van.
ÀIGNAN.
38 Condamné dé mensonge est une ellipse pour :