NOTES DES
e! de Sncy, et loua les amis de Port-Royal la prÔ-noienl comme un modèle de sagesse et de piété.
16 An loi ne Le .Muislre, avocat célèbre, neveu dudocteur Arnauld , et l’un des solitaires de Port*Loyal. Il étoit mort en i 658 .
17 Le pape Honoi'ius vivoit dans le septièmesiècle. Ses lettres furent condamnées par le sixièmeconcile, comme infectées de movothélUme
13 Philippe Go'sbaul Dubois, de l'académieFrançoise, mm-t en 1694. Ha fait des traductionsde Cicéron et de saint Augustin. Madame de Sé-vignè en parle comme d’uu liomme d’esprit etd’une agréable coiner.-aliou.
13 Clovis, ou la France chrétienne, etc.
Jean Barbier, qui depuis ajouta à son nomcelui de d’Aucnml , étoit alors un jeune avocatdont la plume étoit estimée, et qui éemoil enfaveur de Port Royal, par haine pour les jésuites.
Huit ans après cette lettre, il lit une méchantesatire en vers sur V Iphigénie de Racine. II fut reçuà l’académie Françoise en i€B 3 , et mourut en
169L
- 1 Deux adversaires de Port-Royal, aux écritsdesquels il n’avoit pas élé fait de réponse.
2J Gantier do Cosies de La Calprenède , auteurdes romans de Cat-satidre , de Cléopâtre et de Plia-ramond. Il étoit mort eti 1661.
23 On peut voir, dans les Mémoires sur la vie deJean Racine, comment il se décida, d’après lesconseils de Boileau . à ne pas publier celle secoudelettre. Elle fut trouvée, on ne sait par quel ha-sard, dans les papiers de l’abbé Dupin, et seshéritiers la firent imprimer. A. M.utxr.v.
24 Ceci indique que cette préface ne fui com-posée qu’en 1667, puisque les deux lettres enquestion sont de 1666. Bil'eclivemonl, vers la finde l’année 16B7, Nicole , sous le nom supposé deDamvilliers, ayant fait faire à Liège une nouvelleédition de ses Imaginaires, dans laquelle il fit in-sérer les deux lettres qui précèdent, avec degrands éloges aux dépens du jeune auteur quiavoit pris la défense du théâtre , Racine , piqué decelte nouvelle, provocation . se disposa alors h pu-blier sa seconde lettre à la suite de la première,en les faisant précéder de cette préface. MaisBoileau, à qui il communiqua son projet, n’eutpas de peine à le lui faire abandonner. (Voyez lesMémoires sur ia vie de liaciae.) A. Martin.
- s Kn 1637. il parut une tragi-comédie d’Ur-bain Chevreau , intitulée la Suite et le Mariage duCid. La même année , Desfonlaines fit jouer lavraie suite du Cid. Le supplément de Virgile estun poème latin faisant suite au XII e livre de l’Éveille ; il est de Ma liée Vegin , mnrt en i 458 .
20 Distinction sur laquelle se rctranchoient alorsles opposants au fuirnuJair *. Les cinq propositionssont-elles condamnables? c’étoil le droit. Sont-elles dans le livre de Jansénius? c’étoit le fail.
2Î Un arrêt du conseil, du 19 novembre 1GG6,
LETTRES. 45i
rendu sur une ordonnance du prévôt de Paris, avoitfixé la hauteur et la saillie des auvents qu’on étoitalors dans l'usage de construire au-devant des bou-tiques dans les rues de Paris. Ce fut dans le mêmetemps que parut l’ordonnance de l'ai cbevêqne deParis , qui supprimoit un certain nomhie de fêtes.L’auieur d’une lettre sur l'ordonnance de l’arche-vêque avoit cru trouver une plaisanterie ingè-niei.se, en faisant le rappiocheuient de ces deuxcirconstances. Celte lettre étoit en vers, et ellefut attribuée à Barbier d’Aucourt. Anoxïme.
25 Les Plaideurs 11e parurent qu’en jfifiS. A- M.
!!> Allusion à l'usage où étoienl la plupart desécrivains de Port-Royal de prendre des nomssupposés. Nicole avoit pris celui de Damvilliers,de Paul Irénée, de Wendrock, etc.: de Sacyavoit traduit les fables de Phèdre , sous le nom dusieur de Saint-Aubin ; il prit depuis les noms deGournay, de Royaumont, de du Beuil,ctc. Ona cru mal à propos que ce trait étoit dirigé contreBarbier, puisque celui-ci ne prit le surnom decî’Aucouri que dix ans après la date de cettelettre.
30 Le journal de Gorin de Saint-Amour, im-primé eu 1GG2 , avoit été condamné, par arrêt duconseil d'état de 1664 » à être brûlé parla maindu bourreau. Ce livre a été rédigé par MM. Ar-nauld etde Sacv surlesMéumiresde Saint-Amour.
31 Saint-Amour. Louis-Gorin de Saint-Amour,filleul de Louis XTI 1 , recteur de. l’université deParis, fut envoyé à Rome par les évêques parti-sans des jansénistes, pour défendre leur cause.!1 publia, eu 1662, en un volume in-folio, lejournal de ce qui s’étoit passé à Rome touchantles cinq propositions, depuis 1646 jusqu’en iG 5 ô.C’est ce joui nul que Racine désigne ici sous letitre rie, Voyages de Sainl-Amour .
Wendroek. C’e&l sous ce nom, ou plutôt souscelui de Guitlclmus TV* ndrockitis , que Nicole pu-blia sa traduction latine «les Lettres Provinciales.Des notes et des dissertations très savantes sur letexte même rendent cette traduction précieuse,et lui donnèrent, dans le temps, une graudevogue.
Palafox. Jean de Palafox, évêque d’Osma. undes prélats qui honorent le plus le clergé espagnol.Son zèle pour les droits de l’épiscopat le brouillaavec les jésuites, lorsqu’il n’étoit encore qu’évê-que dt: Los Angeles, dans leMexique.il écrivitcontre eux une lettre au pape Innocent X: c’estcette lettre que Racine indique ici. Le grandArnauld a écrit l'histoire de la vie de Palafox etde ses différents avec les jésuites. Les œuvres dece vertueux cl savant évêque ont été recueillies àMadrid en 1762. Cette collection forme treizevolumes in-folio. Son histoire de la conquête dela Chine par les Tartares a été traduite en fran-çois. Geoffroy.