HISTORIQUES. 5x5
vice de la Fi ance. Ennuyé d’êlre sans rien Taire ,il alla en Hollande, où le prince Henri-Frédériclui donna une compagnie de cavalerie. M. de Tu-renne avoit alors un régiment d’infanterie. Il entradans la confidence du prince Guillaume , malgrél’aversion delà princesse douairière, fille du princede Solnis, que le père de Schomberg refusa d’é-pouser, et qui éloit venue en Hollande avec lareine de Bohême, dont elle éloit fille d’honneur.Le prince Guillaume lui communiqua son des-sein sur Amsterdam , qui fut entrepris de concertavec la France et la Suède. Schombergdoimoil avisdo toules choses à Servien. Ce fui lui qui arrêtadix ou douze membres des Etals , du nombre des-quels étoit le père de Wit , et il les remit entreles mains du capitaine des gardes du prince.
Le prince de Galles, peu de temps apres, avoitrésolu de faire une descente à Yarruont, et S chom-berg devoit le suivre. Le prince d’Orange avoitproposé pour cela des troupes et des vaisseaux. Maisle prince de Galle» n’osa exécuter ce dessein, depeur d’irriter le parlement, qui tenoit le roi prison-nier dan» l'îlede Wigt. Le prince d’Orange, épuisé,et par la dépense qu’il avoit faite pour celle en-treprise , et par l’argent qu’il envoyoit souvent àla reine-mère réfugiée à Paris , déclara au princequ’il ne pouvoit plus se mêler de scs affaires.
Le prince Guillaume mourut peu de tempsaprès. Scboniberg avoit promis de mener des trou-pes en Ecosse au service du roi d’Angleterre ; maisce prince, ayant perdu la bataille de Worcesier,vint à Paris , où il conseilla à Sehotnherg , qu’onregardoit comme Anglois, et dont la mère éloitAngloise en ellét s , d’acheter la compagnie desgardes écossoises du comte de Grey. Schombergen donna vingt mille francs , arec six cents éeusde pension viagère à ce comte.
Au commencement des guerres civiles , le car-dinal May.arin l’envoya en Poitou avec trois régi-ments de cavalerie et quelques compagnies fran-ches . pour dissiper les levées que le prince de Ta-rent e assernbloit dans cette province ; de là il vintau siège de Kéthrl, où FI. de Xurcnne lui donnale commandement de l’infanterie , en l’absencedes officiers généraux, qui. n’étoienl’pas encore ar-rivés.
Lorsque M. le Prince cuit passé la Somme etvint jusqu’à Alonldidier, Schomberg cul ordre d’al-ler se jeter dansCorLie avec quatre ctnlschevnux,chacun un fantassin en croupe : ce qu’il fit, etpassa pour cela derrière l’armée ennemie. Il eutquelque rencontre auprès d'Àncrc.
Au secours d’Arras, il commandoit la gendar-merie ; ensuite le cardinal le choisit pour allersurprendre Gueldres, que Pletleniherg promettoitde livrer au roi. Schomberg avoit ordre d’allerfaire des levées en FVestphalie, et de se venir je-ter dans celle place. Fiais Plcitemberg, mal sa-tisfait du cardinal, qui ne lui dounoit pas assezd’argent, voulut livrer Schomberg aux Espagnols.Schomberg échappa, alla faire ses levées, ellesamena à ’J'hionvîUe.
L'archiduc sciant plaint aux Hollandois de cequ’une partie ces levées s’étoit faite dans leurpays, les Etats cassèrent la compagnie de cavalerie
que Schomberg avoit à leur service , et qu’il avoittoujours conservée jusqu'alors, comme Estrade atoujours conservé sa compagnie d’infanterie jus-qu’à la dernière guerre.
Le cardinal lui avoit donné une commission delieutenant-général pour cette expédition de Gucl-dres, Il servit en celle qualité an siège de Lan-drecy, puis au siège de Saint-Guilain , où il futblessé : il eut le gouvernement de la place.
Il servit encore au siège de Valenciennes en qua-lité de lieutenant-géuéral. Son fils aîné fut tué toutroide dans la tranchée, à sa vue , et comme il luicommandoit de poser une fascine à un endroit dé-couvert : il commanda qu’on l’emportât, et conti-nua à donner ses ordtes.
Il étoit de jour lorsque 31. le Prince attaqua leslignes; il pensa être prisonnier, et lit enfin sa re-traite jusqu’au Quesnoy, avec un bon nombre derégiments, M. de Turenne n’ayant donné aucunordre pour la retraite. 31. le Prince vint se présen-ter à la vue du Quesnoy. 31. de Turenne ne dou-tant point qu’il ne s’allât jeter sur Coudé ou surSaint-Guilain, mai» plutôt sur Condé, Schombergfut détaché avec six cents chevaux, pour porter dessacs de farine dans ces deux places : ce qu’il exé-cuta à h» vue de l’armée ennemie. Tl revint dansSaint-Guilain. Après la prise de Coudé, FL JePrince ne manqua pas d’assiéger Saint-Guilain ; laplace étoit dépourvue de tout, par la faute du car-dinal 31 axa ri n, qui se fioit à de mauvais avis quelui donnoit Navarre, secrétaire à Bruxelles pourles affaires de la guerre * gagné par le cardinal.
Entre le peu de troupes qu’il y avoit à Saint-Guilain , il y avoit un régiment irJaudoisqui s’en-tendoit avec le roi d'Angleterre, alors dans l’arméed’Espagne , et qui livra aux ennemis une redouteet une demi-lune.
L’année suivante, on assiégea Montmédi, contrel'intention des Anglois, qui vouloient qu’on fît dessièges sur la côte. De là on prit Saint-Venant, puis3Iardick. L’hiver , Schomberg eut ordre de se te-nir dans Bouibourg. Il boucha deux fois le canalpar où Blarsin entreprit de faire passer des vivresdans Gravelines.
A la bataille îles Dunes, il commandoit la se-conde ligne de l’aile gauche. Comme ii vît que lesAnglois de la première ligne étoient maltraités sur1rs dune» par les Espagnols, il vint prendre le se.coml bataillon des Anglois dans la seconde ligne,cl les mena au secours des autres, qui chassèrentet défirent les Espagnols.
Ensuite on assiégea Berg nés , dont il eut le gou-vernement; de là, il fut commandé pour les siègesd’Ondenarde ride Gravelines. Il employait volon-tiers Vnubati dans tous lis sièges, pareeqne le che-valier de Clerville n’allnit point lui-même voir lestravaux , et que Yauban se trouvo'it partout.
Après la défaite du piinee de Ligne, Schombergeut ordre de marcher vers Knoqun, et d’investirYpres. On lui avoit promis que toutes les placesqu’on prendroil de ce côté-là seroient de son gou-vernement de liergues. Cependant Fî. de Turennelit donner Ypres à M. d'TImnicres, qui éloit dansses bonnes grâces. Schomberg sut encore que 3I.deTurenne avoit écrit à la cour pour faire que 31. de