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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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Si6 FRAGMENTS

Lillebonne commandai en qualité de capitaine-général : ainsi il n’auroit été que subalterne. Voilàles premiers mécontentements qu’il eut de M. deTurenne.

Durant qu’on traîtoit la paix aux Pyrénées, quel-ques Angloîs de Dunkerque s’oiïrirent de lui don-ner les clefs d’une des portes de la viilc , commeon elfet ils les lui mirent entre les mains. Il en écri-rit au cardinal, qui rejeta celle affaire , de peurde sc brouiller avec les Anglais, quoique Cromwellfût mort. Sehomherg proposa la chose au roi d’An-gleterre , qui n’y voulut point entendre, parcequ’ilétuil alors d’accord avec Monck.

Prédictions du Campant:i.la sur la grandeur future

du dauphin 10 , page 489* ■— Présages sur la même

chose ; Gnoiirs , page 485.

La constellation du Dauphin composée de neufétoiles, les neuf Muses, comme l’entendent lesastrologues , environnée de l’Aigle , grand génie ;du Pégase, puissant en cavalerie: du Sagittaire,infanterie ; de l’Aquarius, puissance maritime;du Cygne, poêles , liisloiions , orateurs, qui lechanteront. Le Dauphin touche l’equaleur, jus-tice. Né le dimanche, jour du soleil, Adsolh instar,beaturus suo calore ac luininft Galliam Gailhequecttnicos. Jam nonam nufr/cem sugit : aufugiunt omiwj(juodmammas earummaleiraciet. i cr janvier ifiSp 11 .

VOYAGE DU ROI 12 .

Sézannc. On y séjourna deux jours.

Vitr\ . Alfectiou des habitants ; leux de joie, lan-ternes à toutes les fenêtres, ils arrachèrent de l'é-glise , où le roi devoit entendre la messe, la tombe,d’un de leurs gouverneurs qui avoil clé dans leparti de la ligue , de peur que le roi ne vît dansleur église le nom et l’épitaphe d’un rebelle.

Stvmaise, vilain lieu. Le fauteuil du roi pouvoità peine tenir dans sa chambre.

Commercy. Le bruit de la cour, ce jour-là, étoitqu’on retournoit à Paris.

Tout. On séjourna un jour. Le roi ûl le tour dela ville, visita les forlilioatiuns, et ordonna deuxbastions du côté de la rivière.

Mets. On séjourna deux jours. Le maréchal deCréqui s’y rendit, et eut ordre de partir le lende-main. Quantité d'officiers eurent ordre de marchervers Thiumillo. Leroi visita encore lc> ibrlilioa-tions, qu'il fit réparer. Grand zèle des habilantsde Metz pour le 1 oi.

Verdun. Le roi y trouva Monsieur, qui avoit unegrosse fièvre. 11 alla visiter la citadelle, où l’on tra-vaille du côté de la prairie.

Slenay. Le roi y arriva avant la reine, et allavoir les fortifications de la citadelle , qui est assezbonne, mais un peu commandée par la bail-leur. Le bas de la ville, c’est-à-dire le côté de laMeuse, est inondé. Le roi quitta la reine et partîtle matin à cheval. Il ne trouva point son dîner enchemin : il mangea sous une balle, et but le plusmauvais vin du inonde.

Aubîgny, méchant village. Le roi coucha dansune ferme ; H vouloit aller le lendemain à Larnîrc-cies, mais tout le monde s’écria qu’il y avoit troploin. Il envoya les maréchaux des logis à Guiseil dîna le lendemain à une abhaye, et fit jaser nu’moine pour se divertir.

Guise. Grand nombre de charités que le roi fai-soit en chemin. A une lieue de Guise, une vieillefemme demanda où étoit le roi ; on le lui montra,elle dit: tJc vous ai déjà vu une fois5 vous êtes« hien changé. >

Le roi, approchant de Valenciennes, reçut lanouvelle que Gand étoit investi, et qu’il n’y avoitdans la ville et dans le château que cent cinquantehommes d’infamerie et cinq cents chevaux. A unelieue de Valenciennes, le roi m’a montré septvilles tout d’une vue , qui sont maintenant à lui ;il me dit : « Vous verrez Tournai , qui vaut hien« que je hasarde quelque chose pour le conser-« ver. «

Suint-Amand. Le roi, en arrivant, se trouva silas, qu’il ne pouvoit se résoudre à monter jusqu’àsa chambre.

Gand, 4 mars. Le roi, en arrivant, à onze heuresdu matin, trouva Garni investi par le maréchald’Dumièics. 11 dîna, et alla donner les quartiers,et faire le tour de la place. Le quartier du roi éloitdepuis le petit Escaut jusqu’au grand Escaut;M. de Luxembourg, depuis Je grand Escaut jus-qu’au canal du Sas-de-Gand : la Durno , petite ri-vière, passait au milieu de son quartier ; M. deScbonrberg, entre le canal du Sas-de-Gand et lecanal de Bruges ; M. de Lorge, enlre le canal deBruges cl le petit Escaut. La Lys passoit au tra-vers de son quai fier. jU. |« maréchal d’IIuniièresétoit dans le quartier du roi. Les lignes de circon-vallation éloicnt commencées, et le roi commandaqu’on les achevât ; files éloicnt d« sept lieues detour. On travailla dés le soir à piéparer la tran-chée. M. de Maran lit faire un boyau , dont ons’pst servi depuis, et qui a été l’attaque de ladroite, qu’on a appelée l’atiaçue de Atunrre. Lulendemain, S mars, la tranchée fut ouverte sur lagauche par le régiment des gardes, et fut conduitejusqu’auprès d’un fort.

Le roi a dit, après la prise de Gand, qu’il yavoit plus de trois mois que le roi d’Angleterreavoit mandé à Yilla-Hcrinosa qu’il avoit surtout àcraindre pour Gand.

Misérable état des troupes espagnoles : ils se sontrendus faute dr pain. Le gouverneur, vieil et bar-bu, ne dit au roi que ces paroles : * Je viens rendre« Gand à votre majesté; c’est tout ce que j’ai à« lui dire. >

Pendant que les armes du roi prospéroient onAllemagne, ses forces maritimes s’aecruissoientconsidérablement, jusqu’à donner déjà de l’in-quiétude à scs alliés. Ils s’eloient moqués de tonsles projets qu’on faisoil en France pour se rendrepuissant sur la mer, s’imaginant qu’011 sc rcliule-roit bientôt par les difficultés qui se renrontre-roient dans l’exécution, et par les horribles dé-penses qu’il faltoil faire. Ils ne voyaient dans lesports que deux galères et une douzaine de vais-seaux de guerre , dont plus de la moitié lomhoienl