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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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FRAGMENTS HISTORIQUES.

mouiller auprès du Récif, attaque i’un après l'au-tre tous les forts qui étoient au-devant du Récjf,attaque enfin le Récif même, qui lui est renduavec toutes les places que les Ilollandois occu-poient gur les côtes du Brésil, et ils s’en retour-nent en Hollande avec les meubles et les autreschoses que les Portugais leur «voient permisd’emporter, par la capilulatiuu du 16 janvier1654.

Voyez un mémoire présenté au roi de-la partdu rni de Portugal , en 1648 , par un François quieervoit en Portugal.

L’état où étuit alors le Portugal est dépeint danscc mémoire , et surtout le grand besoin qu’ilsavaient d’un secours de cavalerie.

«Le roi de Portugal, depuis les cinq derniè-« res années , a fait une distraction de cinq ou six« mille chevaux , et de quinze ou vingt mille hoin-« mes de pied , que les Espagnols a uroient envoyés«contre la France , et qui ont été occupés sur les« frontières de Portugal. Il nie souvient, dit celui«qui présente le mémoire, qu’eu 1608, lorsque« j’apportai au feu roi Louis XIII la nouvelle de<1 l’intention des Portugais , il me commanda d'en-« voyer un homme exprès, pour les assurer que« s’ils vouloicnt s’aider eux-mêmes et faire roi le« duc de Bragance , la France leur enverroit cinq« cents cavaliers bien montés et tout armés, mille« autres avec selles , brides , armes et pistolets , et« dix ou douze mille fantassins. Sur celte parole, qui«leur fut portée par Tillac , ils m’écrivirent, au« commencement de novembre 1640, qu’ilsétoient«prêts à se déclarer, et qu’il étoit temps de fairen souvenir le roi de sa promesse. Je mis celle lot'« tre à Ruel, entre tes mains de M.de« Noyers, sur«les dix heures du soir. M. des Noyers la lit voir«au cardinal-duc, qui le lendemain, de grand« malin , la porta au roi à Sain t-Germain , qui l’a« toujours gardée depuis; et il commanda au car-«dioal d'assurer les Portugais de toute sorte de«secours, quand il devroit engager la moitié de« son royaume. Les Portugais ne manquèrent pas«de se décliner au bout d’un mois, c’est-à-direu au commencement de décembre ; et le roi pro-«mit que jamais il ne feroil de traité avec les Es'«pagnols que le Portugal n’y fût compris. »

Les Portugais, durant qu’on étoit assemblé àMunster, s’étoieul bien gardés de presser les Espa-gnols avec toutes leurs force», de peur qu’ils ne

fissent leur traité avec la France, et qu'ils ne re-tombassent sur le Portugal.

Un peu avant que la reine de Portugaise sépa-rât du roi son mari, elle avoit oublié sous sonchevet une longue lettre du comte de Schoruberg,où étoit tout le projet de la révolution qui se dc-voit faire. Elle se souvint de sa lettre à la messe,fit l’évanouie , et se fit reporter sur son lit, où elleretrouva sa lettre.

Toute l'affaire fut entreprise et couduite par leP. Lami, jésuite , son confesseur.

Un peu avant la séparation, elle avoit écrit àmadame de Vendôme qu’elle étoit grosse. Celle-ci en montra la lettre à l'ambassadeur de Savoie,iilin qu’il fit part de la bonne nouvelle en sonpays.

On fait en Portugal des comtes pour la vie,quelquefois pour deux races, quelquefois pourtous les aînés. M. de Schoir.berg a été fait comtepour tous les aînés qui descendront de lui.

Trois François de Mellu: le premier, celui quiperdit la bataille de ilocroi ; le second , qui, enj661 , lit le mariage du roi d'Angleterre, et quifut ensuite assassiné; le troisième, qui a été de-puis en ambassade aussi en Angleterre, ils n’é-toient point parents : le premier, Portugais de.grande maison, les deux autres de médiocre no-blesse.

ANGLETERRE.

Il n’y a pas plus de cinquante millions d’argenten Angleterre , soit dans le commerce, soit dansles coffres des particuliers.

La France tire tous les ans quelque douze mil-lions d’Angleterre , tant par les vins que par lestoiles de Bretagne, etc.: et l’Angleterre ne tirepas de France plus de quatre millions.

La milice d’Angleterre , appelée Trainbands,peut f.iire quelque cent cinquante mille hommes.Chacun les paie à proportion de ses biens. Unhomme qui a huit conls pièces de revenu entre-tient un cavalier, et ainsi du reste. Ces milices nepeuvent être assemblées et demeurer années plusde six semaines pour remédier aux invasions ouaux rébellions, et donner temps au roi d’assem-bler son parlement. On en fait des revues quatrefois l’an.