A M. D’ALEMBERT. 8î
J’attends Popinion des deux académiciens phi-losophes, vos dignes confrères, (i)qui ont con-fondu de lâches et sots délateurs, par une réponseaussi énergique que sage et délicate, et qui saventjuger comme écrire.
Voilà, Monsieur, l’aréopage dont vous êtesPorgane , et par qui je voudrais être condamnéou absous, si jamais j’osais faire à mon tour unetragédie, dans un temps où les sujets des piècesde théâtre semblent épuisés, dans un temps oùle public est dégoûté de tous ses plaisirs , qui pas-sent comme ses affections; dans un temps où Partdramatique est prêt à tomber en France après legrand siècle de Louis XIV , et à être entièrementsacrifié aux ariettes , comme il Pa été en Italieaprès le siècle des Médicis.
Je vous dis à peu près ce que disait Horace.
Plotìus et Varius , Metcenas Virgiliu/que ,
Vaigius et frohet btec Octavius, optimus etqtieFufcus , et hœc utinum vtscorut» laudet utirque , ete.
Et voyez, s’il vous plaît, comme Horace metVirgile à côté de Mécène . Ce même sentimentéchauffait Ovide dans les glaces qui couvraient
(r) MM. Suard et Vabbé Arnaud. ATT?. 11 nous eíV tombáentre les mains depuis peu une réponse de M. l'abbé Arnaudi je ne sais quelle prétendue dénonciation de je ne fais quelprétendu théologien, devant je ne fais quel prétendu tribu*■a!. Cette réponse m'a paru très-supérieure A tous les oii*f rages polémiques de