Je vous parlais, Seigneur, de votre frère,DOM P E D R E.
Mon Frère ! Transtamare !... II doit n’être à vosyetiQu’n n opprobre nouveau du sang de nos aïeux,,
Un enfant d’adultère, un rejeton du crime ;
Et Tétrange intérêt qui pour lui vous animeEst un coup plus cruel à mon esprit blesséQue tous ses attentats qui m’ont trop offensé.
L e o n o R E.
I)e quoi vous plaignez-vous , quand je le sacrifie,Quand vous donnant mon cœur, et hasardant ma vie,Mon sort à vos destins s’abandonne aujourd’hui ?
Ma tendresse pour vous, et ma pitié pour luiA vos yeux irrités sont-elles une offense ?
Je vous vois menacé des armes de la France iLes Etats, le Sénat, unis contre vos droitsOnt élevé déjà Jgur redoutable voix.
M'est-il donc défendu de craindre un tel orage T
DOM P E D R E.
Kon , mais raiïurez-vous ; du moins fur mon courage.L E O N O K E.
Vous n’en avez que trop, et dans ces jours affreux,.Ce courage, peut-être, est funeste à tous deux.DOM P E D R E..
Sien n’est funeste aux rois que leur propre faiblesse,L E O N O R E,
Ainsi votre refus rebute ma tendresse !
A peine l’hymenée est prêt de nous unir.
Je vous déplais, Seigneur, en voulant vous servi»dom p e d r e.
jàllez plaindre Dom Pedro, et flatter Transtamare.