DE M. MARMONTEL.
■31
lecteurs íl la regardait comme la plus capable desentir et d’aimer le vrai.
Permettez-moi, madame . ( sans me comparerà Descartes) de dédier de même la Henriade àVOTRE MAJESTÉ, non.feulement parce qu’elleprotège les sciences et les arts, mais encoreparce qu’elle en est un excellent juge
Je fuis, avec ce profond respect qui est dû à laplus grande vertu et au plus haut rang , si yoTREmajesté veut bien me le permettre,
DE VOTRE MAJESTÉ,
Le très-humble, très-respectueux,et très-obéiffant serviteur,
VOLTAIRE.
Cette édition , qui fut faite par souscription,a servi de prétexte à mille calomnies contrefauteur. II a dédaigné d’y répondre, mais il arenais dans la bibliothèque du roi, c’est-à-direfous les yeux du public et de la postérité, despreuves authentiques de la conduite généreusequ’il tint dans cette occasion : je n’en parlequ’après les avoir vues.
II serait long et inutile de compter ici toutesles éditions qui ont précédé celle - ci, danslaquelle on les trouvera réunies par le moyendes variantes.
En 17 ? 6 le roi de Prusse, alors prince royal,avait chargé M, Algarotti qui était à Londres