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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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CHMÎT. CINQUIEME. IZ7

Les antres, quoccupait leur crainte intéressée,Pleuraient au lieu du roi leur fortune passée.

Parmi ce bruit confus de plaintes, de clameurs,Henri, vous répandiez de véritables pleurs.

II fut votre ennemi ; mais les cœurs nés sensiblesSont aisément émus dans ces momens horribles.

Henri ne le souvint que de son amitié}

En vain son intérêt combattait sa pitié;

Ce héros vertueux se cachait à lui-mêmeQue la mort de son roi lui donne un diadème.

Valois tourna fur lui, par un dernier effort,'

Ses yeux appesantis qnallait fermer la mort ;

Et touchant de fa main ses mains victorieuses;Retenez, lui dit.il, vos larmes généreuses;Lunivers indigné doit plaindre votre roi:

Vous, Bourbon, combattez, régnez, et vengez-moi;Je meurs, et je vous laiffe, au milieu des orages,Affis fur un écueil couvert de mes naufrages.

Mon trône vous attend, mon trône vous est;Jouiffez de ce bien par vos mains défendu:

Mais songez que la foudre en tout temps lenvironnejCraignez en y montant ce Dieu qui vous le donne.Pniíîiez-vous , détrompé dun dogme criminel,Rétablir de vos mains son culte et son autel !

Adieu, régnez heureux; quun plus puissant génieDu fer des assassins défende votre vie.

Vous connaissez la ligue, et vous voyez fes coups,Ils ont passé par moi pour aller jusquà vous;Peut-être un jour viendra quune main plus barbare.,,,'Juste Ciel! épargnez une vertu si rare.

Permettez !.A cçs mots limpítoyable mort

Viçnt (is) fondre fur fa tête et termine son sort.