CHMÎT. CINQUIEME. IZ7
Les antres, qu’occupait leur crainte intéressée,Pleuraient au lieu du roi leur fortune passée.
Parmi ce bruit confus de plaintes, de clameurs,Henri, vous répandiez de véritables pleurs.
II fut votre ennemi ; mais les cœurs nés sensiblesSont aisément émus dans ces momens horribles.
Henri ne le souvint que de son amitié}
En vain son intérêt combattait sa pitié;
Ce héros vertueux se cachait à lui-mêmeQue la mort de son roi lui donne un diadème.
Valois tourna fur lui, par un dernier effort,'
Ses yeux appesantis qn’allait fermer la mort ;
Et touchant de fa main ses mains victorieuses;Retenez, lui dit.il, vos larmes généreuses;L’univers indigné doit plaindre votre roi:
Vous, Bourbon, combattez, régnez, et vengez-moi;Je meurs, et je vous laiffe, au milieu des orages,Affis fur un écueil couvert de mes naufrages.
Mon trône vous attend, mon trône vous est dà;Jouiffez de ce bien par vos mains défendu:
Mais songez que la foudre en tout temps l’environnejCraignez en y montant ce Dieu qui vous le donne.Pniíîiez-vous , détrompé d’un dogme criminel,Rétablir de vos mains son culte et son autel !
Adieu, régnez heureux; qu’un plus puissant génieDu fer des assassins défende votre vie.
Vous connaissez la ligue, et vous voyez fes coups,Ils ont passé par moi pour aller jusqu’à vous;Peut-être un jour viendra qu’une main plus barbare.,,,'Juste Ciel! épargnez une vertu si rare.
Permettez !.A cçs mots l’impítoyable mort
Viçnt (is) fondre fur fa tête et termine son sort.