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Au brnit de son trépas Paris se livre en proieAi x transports odieux de fa coupable joie;
De ccnt cris de victoire iis remplissent les airs;
Les travaux font cesses, les temples font eu verts;De couronnes de Heu s ils ont paré leurs t;tes;
Ils consacrent ce jour à d’éternelles fê'es. (e)Bourbon n’est à leurs yeux qu’mn héros fans appui,Qui n’a plus que fa gloire et fa valeur pour lui.Fourra-t.il résister à la ligue affermie,
A l’Eglife en courroux, à lEpagne ennemie,
Aux traits du vatican fì cra'nts, li dangereux,
A l’or du nouveau monde, encor plus puissant qu’eux?
Deja quelques guerriers, funestes politiques,
Plus mauvais citoyens que zélés catholiques,
D’un scrupule affecté colorant leur dessein,
Réparent leurs drapeaux des drapeaux de Calvin;Mais le reste, enílammé d’une ardeur plus fideile,Pour la cause des rois redouble encor son zèle.
Ces amis éprouvés, ces généreux soldats,
Que long-temps la victoire a conduits, fur ses pas,De la France incertaine ont reconnu le maître;Tout leur camp réuni le croît digne de l’être.
Ces braves chevaliers, les Givris, les d’Aumonts,Les grands Msntmorencis, les Rancis, les Grillons,Lui jurent de le suivre aux deux bouts de la terre;Moins faits pour disputer que formés pour la guerre,Fidelles à leur Dieu, fideiles à leurs lois,
C'est l'honneur qui leur parle, ils marchent à fa voix.
Mes amis, dit Bourbon, c’est vous dont le courageDes héros de mon sang me rendra l’héritage;
Les pairs et l’huiie sainte, et le sacre des rois,Eontles pompes du trône , et ne font pas mes droits.