164 L A HENRIADE,
CHANT VI. CO
ARGUMENT.
Aprh la mort de Henri III les états de la ligue s'assemblentdans Paris four choisir un roi. Tandis qu'ìls font occupésfie leurs délibérations , Henri IV livre un assaut à laville ; lajfemblée des états fe sépare : ceux qui la compo-saient vont combattre sur les remparts : description de ctcombat . Apparition de St Louis à Henri 1 V.
C’est un usage antique et sacré parmi nous,Quand la mo:t fur le trône étend ses rudes coups,Et que du sang des rois si chers à la patrie,
Dans ses derniers canaux la source s’eft tarie,
Le peuple an mêree instant rentre en ses premiers droits ;II peut choisir un maître, il peut changer ses lois:Les états assemblés, organes de la France,Nomment un souverain, limitent sa puissance :
Ainsi de nos aïeux les augustes décretsAu rang de Charlemagne ont placé les Capets.
La ligue audacieuse, inquiète, aveuglée,
O'e de ces états ordonner l’assemble'e ,
Et croît avoir acquis, par un assassinat,
Le droit d’élire un maître et de changer l’Etat.
Ils pensaient, à l’abri d’un trône imaginaire,
Mieux repousser Bourbon, mieux tromper le vulgaire.Us croyaient qu'un monarque unirait leurs desseins;Q.ne fous ce nom sacré leurs droits si raient pics saints;Qu’injustement élu, c’était beaucoup de Têtre;
Et qu’eníìiJ, quel qu’il soit, le Français veut un maître.
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