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Gui tout couvert île sang, de flammes entouré-,Egorge les mortels avec un fér sacré ;
Lemme fl nous vivions dans ces temps déplorables,Ou ìa terre adorait des dieux impitoyables,
Gue des prêtes menteurs, encor pins inhumains,Se vantaient d’appaiser par le sang des humains,
Cei.ui-ci corrompu par l’or de l’Ibérie,
A 1 Espagnol qu’il hait veut vendre sa patrie.
Mais un parti puissant, d'une commune voix,.Plaq-a.it déjà Mayenne au trône de nos rois.
Le rang manquait encore à fa vaste puissance ;
Et de ses vœux hardis l’orgueilleuse espéranceDévorait çn secret, dans le fond de son cœur,
De ce grand nom de roi le dangereux honneur.
Soudain Potier (j) se lève et demande audience;La rigide veitu Pesait son éloquence.
Dans ce temps ma'heuíeux, par le crime infecté,,Potier fut toujours juste et poartaí-t respecté.Souvent on Pavait vu, par fa mâle constance.,
De leurs emportemens réprimer la licence,
Et conservant sur eux sa vieille autorité,,
Leur montrer la justice avec impunité.
U élève sa-voix, on murmure, on s’empresse, (#)On l’entoure, on l’éeouîe, et le tumulte cesse.Ainsi dans un vaisseau qu’ont agité les flots,
Quand Pair n’est plus frappé des cris des matelots,,On n’entend que le bruit de la proue éeumante,Qui fend d’un cours heureux la mer obéissante;
Tel paraissait Potier dictant ses justes lois,
Et la confusion se taisait à sa voix.
“ Vous destinez, dit-il, Mayenne au rang suprême;„ Je conçois votre erreur, je l’exeuse moi-jnême.