CHANT SIXIEME. 27Z
6e Louis qui jadis combattit comme toi;
Ce Louis dont ton coeur a négligé la foi ;
Ce Louis qui te plaint, qui t’admire et qui sainte sDieu fur ton trône un jour te conduira lui-même ;Dans Paris, ó mon Lis, tu rentreras vainqueur,Pour prix de ta clémence et non de ta valeur.
C’est Dieu qui Pen instruit, et c’est Dieu qui m’envcip.Le héros à ces mots verse des pleurs de joie.
La paix a dans son cœur étouffé son courroux :
H s’écrie, il soupire, il adore à genoux.
D’une divine horreur son a me est pénétrée:
Trois fois il tend' les bras à cette ombre sacrée ;Trois fois son père échappe à ses embraísemens,
Tel qu’un léger nuage écarté par les vents.
D u faite cependant de ce mur formidable ,
Tous les ligueurs armés , tout un peuple innombrable»Eraiígers et Français, ch.fs, citoyens, soldats»
Font pleuvoir fur le roi le fer et le trépas.
La vertu du Très-Haut brille autour de fa tête,
Et des traits qu’on lui lance écarte la tempête.
Il vit alors, il vit de quel affreux dangerLe père des Bourbons venait le dégager.
II contemplait Paris d’un œil triste et tranquille.'Français, s’écria-t-il, et toi, Fatale ville,
Citoyens malheureux, peuple faible et fans foi,Jusqu’à quand voulez-vons combattre votre roi ?
Alors, ainsi que f astre auteur de la lumière,Après avoir rempli fa brûlante carrière ,
Au bord de l’horizon brille d’un feu plus doux,
Et plus grand à nos yeux paraît fuir loin de nousLoin des murs de Paris le héros fe retire,
Le cœur plein du saint roi, plein du Dieu qui l’inspire.