17 $ LA H E N R I A D t.
IX miïche vers Vineenne, où Louis autrefois ,
Au pied d’un chêne assis, dicta íés justes lois.
Que vous êtes changé, séjour jadis aimable!Vineenne, (5) tu n'es plus qu’un donjon détestable,ÇXu’une prison d’Etat, qu’un lieu de désespoir ,
Où tombent ii souvent, du faîte da pouvoir,
Ges ministres, ces grands, qui tonnent fur nos têtes ,Qui vivent à la cour au milieu des tempêtes,Oppresseurs, opprimés , fiers , humbles tour à tour,Tantôt fhorreur du peuple et tantôt leur amour.Bientôt da l’Occident, où se forment les ombres,La nuit vint fur Paris porter ses voiles sombres,
Et cacher aux mortels, en ce sanglant séjour,
Ces morts et ces combats qu’avait vu l’œil du jour.
Fin du Jîxieme Chant,
NO TES
BUCHANT SIXIEME.
11 ) Le sixième et le septième chant font ceux où M. deVoltaire a fait le plus de changemens. (*) Celui qui étaitle sixième dans la première édition de 1713 , éiì le septièmedans sédition de Londres in -$°, et dans les antres quil’ont suivie ; et le commencement de ce chant est tiré duchant neuvième de sédition de 1723. Comme on a plusd’égards dans un poème épique a sordonnance du desseinqu’à la chronologie , ou î> placé immédiatement après lamort de Henri lll les états de Paris, qui ne se tinrenteffectivement que quatre aus après.
Selon la vérité de shistoire, Henri le grand assiégea Parisquelque ten.ps après la bataille d’Ivry, en IS 90 au mois«Pavrii. Le duc de Parme lui en fit lever le liège au moisde septembre. La ligue long-temps après , en 1 593 , assemblales états , pour étire un roi à la place du cardinal de Bmxbon ,
(*) Quand on imprima la Henriade en 1723 , fous le nomde la ligue , cet ouvrage n’était pas encore a hevé. 11 futimprime même avec beaucoup de lacunes, fur une copiequi fut dérobée à fauteur, et qui fut beaucoup altérée kl’impressipn.