CHANT SÊPTIEME. iZl
Voltigent vers le prince, et couvrent es hérosD’olive et de lauriers mêlés à leurs pavots.
Louis en ce moment prenant son diadème,
Sur le front du vainqueur íl le posa lui-même:
" Règne, dú-il, triomphe, et sois en tout mon fils;,, Tout l’espoir de ma race en toi seul est remis :
„ Mais le trône, ô Bourbon, ne doit point te suffire ;,, lies prescris de Louis le moindre est son empire.
„ C’est peu d’être un héros, un conquérant, un roi;,, Si Je ciel ne t’éclaire, il n’a rien fait pour toi.
„ Tous ces honneurs mondains ne font qu’un bien stérile,',, Des humaines vertus récompense fragile,
,, Un dangereux éclat qui passe et qui s’enfuit,
,, Que le trouble accompagne et que la mort détruit.
, Je vais te découvrir un plus durable empire,
,, Pour te récompenser bien moins que pour t’instruíre.’,, Viens, obéis, fuis-moi par de nouveaux chemins:„ Vole au sein de Dieu même et remplis tes destins. "
L’un etl’autre à ces mots , dans un char de lumière,’Des cieux en un moment traversent la carrière.
Tels on volt dans la nuit la foudre et les éclairsCourir d’un pôle à l’autre et diviser les airs:
Et telle s’éleva cette nue embrasée,
Qui dérobant aiax yeux le maître d’Elisée ,
Dans un céleste char, de flamme environné,L’emporta loin des bords de ce globe étonné.
Dans le centre éclatant de ces orbes immenses.Qui n’ont pu nous cacher leur marche et leurs distances,'Luit cet astre du jour, par Dieu même allumé,
Qui tourne autour de fol fur son axe enflammé.
De lui partent sans fin des terrens de lumière*
U donne en se montrant la vie à la matière,