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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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CHANT SÊPTIEME. iZl

Voltigent vers le prince, et couvrent es hérosDolive et de lauriers mêlés à leurs pavots.

Louis en ce moment prenant son diadème,

Sur le front du vainqueur íl le posa lui-même:

" Règne,-il, triomphe, et sois en tout mon fils;,, Tout lespoir de ma race en toi seul est remis :

Mais le trône, ô Bourbon, ne doit point te suffire ;,, lies prescris de Louis le moindre est son empire.

Cest peu dêtre un héros, un conquérant, un roi;,, Si Je ciel ne téclaire, il na rien fait pour toi.

Tous ces honneurs mondains ne font quun bien stérile,',, Des humaines vertus récompense fragile,

,, Un dangereux éclat qui passe et qui senfuit,

,, Que le trouble accompagne et que la mort détruit.

, Je vais te découvrir un plus durable empire,

,, Pour te récompenser bien moins que pour tinstruíre.,, Viens, obéis, fuis-moi par de nouveaux chemins: Vole au sein de Dieu même et remplis tes destins. "

Lun etlautre à ces mots , dans un char de lumière,Des cieux en un moment traversent la carrière.

Tels on volt dans la nuit la foudre et les éclairsCourir dun pôle à lautre et diviser les airs:

Et telle séleva cette nue embrasée,

Qui dérobant aiax yeux le maître dElisée ,

Dans un céleste char, de flamme environné,Lemporta loin des bords de ce globe étonné.

Dans le centre éclatant de ces orbes immenses.Qui nont pu nous cacher leur marche et leurs distances,'Luit cet astre du jour, par Dieu même allumé,

Qui tourne autour de fol fur son axe enflammé.

De lui partent sans fin des terrens de lumière*

U donne en se montrant la vie à la matière,