ig* la henriade.
Et dispense les jours, les faisons et les ans»
A des mondes divers, autour de lui flottans.
Ces astres asservis à la loi qui les presseS’attirent dans leur course (i) et s’e'ritent fans cesse,Et servant l’un à l’autre et de règle et d’appui,
Se prêtent les clartés qu’ils reqoivent de lui.
Au-delà de leurs cours et loin dans cet espace,
Où la matière nage et que Dieu seul embrasse,
Sont des soleils fans nombre et des mondes fans fin.Dans cet abyme immense il leur ouvre un chemin.Far-delà tous ces cieux le Dieu des cieux réside.
C’EST-là que le héros fuit son céleste guide ,C’est - là que sont formés tous ces esprits divers,
Qui remplissent les corps et peuplent l’univers sLà font après la mort nos âmes replongées,
De leur prison grossière à jamais dégagées.
Un juge incorruptible y rassemble à ses piedsCes immortels esprits que son souffle a créés.
C’est cet Etre infini qu’on sert et qu’on ignore :Sous des noms différens le monde entier l’adore HDu haut de l’empirée il entend nos clameurs tII regarde en pitié ce long amas d’erreurs,
Ces portraits insensés que Phumaine ignoranceFait avec piété de fa sagesse immense.
La Mort auprès de lui, fille affreuse du Temps»De ce triste univers conduit les habitans.
Elle amène à la fois les Bonzes, les Brachmanes >Du grand Confucius les disciples profanes,
Des antiques Persans les secrets successeurs,
De Zoroastre (z) encore aveugles sectateurs ;
Les pâles habitans de ces froides contrées ,Ou’afliègent de glaçons les mers hyperborées ;