Ï.A HENRIÀDE CHANT Ville. Slí
CHANT VIII.
ARGUMENT.
Ze comte dEgmont vient de la fart du roi i'Espagne ansecours de Mayenne et des ligueurs. Bataille d'/try,dans laquelle Mayenne est défait et d'Egmont tué, Vttltuvet clémence de Henri le grand .
Des états dans Paris la confuse assemblée (a)Avait perdu l’orgueil dont elle était enflée.
Au seul nom de Henri les ligueurs pleins d’effroi,Semblaient tous oublier qu’il voulaient faire un roi.Rien ne pouvait fixer leur fureur incertaine ;
Et n’osant dégrader ni couronner Mayenne ,
Ils avaient confirmé, par leurs décrets honteux,
Le pouvoir et le rang qu’il ne tenait pas d’eux.
Ce (i) lieutenant fans chef, ce roi fans diadème,Toujours dans son parti garde un pouvoir suprême.Uu peuple obéissant, dont il se dit l’appui,
Lui promet de combattre et de mourir pour lui.Plein d’un nouvel espoir, au conseil il appelleTous ces chefs orgueilleux, vengeuis de fa querelle?Les Lorrains, (2) les Nemours, la Châtre, Canillae,E*t l’incor.flant Joyeuse, (;) et Saint-Paul et BrissacsIls viennènt; la fierté, la vengeance, la rage,
Le désespoir, l’orgueil, sont pents fur leur visage.Quelques-uns en tremblant semblaient porter leurs pas.Affaiblis par leur sang versé dms les combats ;
Mais ces mêmes combats , leur sang et leurs blessure J,Les excitaient encore à venger leurs injures.
Tous auprès de Mayenne ils viennent se ranger.Tous le fer dans les mains jurent de le venger.
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