k,r 1 A H E N R 1 A D B,
Telle an haut de l’Olympe, aux champs de Thessalie,Des enfans de la terre on peint la troupe impie,Eutassint des rochers et menaçant les cieux,
Ivre du fol espoir de détrôner les dieux.
La Discorde à l'instant entrouvrant une nue,
Sur un char lumineux se présente à leur vue:Courage, leur dit-elle, on vient vous secourir;
C’est maintenant, Franqais, qu’iî Faut vaincre ou mourir.D'Anrnale le premier fe lève à ces paroles ;
II court, il voit de loin les lances espagnoles:
Le voilà, cria-t-il, le voilà ce secours,
Demandé si long-temps et différé toujours :
Amis, enfin f Autriche a secouru la France.
II dit. Mayenne alors vers les portes s’avance.
Le secours paraissait vers ces lieux révérés,
Aï'aux tombes de nos rois la m:rt a consacrés.
Ce formidable amas d’armes étincelantes,
Cet or, ce fer brillant, ces lances éclatantes,
Ces casques, ces harnois, ce pompeux appareil,Défiaient dans les champs les rayons du so’eil.
Tout le peuple au devant court en fouie avee joie jIls bénissent le chef que Madrid leur envoie :
Citait le jeune Egmont, ( 4 ) ce guerrier obstiné,
Ce fils ambitieux d’un père infortuné ;
Dans les murs de Brnxelle il a reçu la vie jS'n père, qu’aveugla l’amour de la patrie,
Mourut fur l’échafaud , pour soutenir les droitsDes malheureux Flamands , opprimés par leurs rois.Le fils, courtisan lâche et guerrier téméraire,
Baisa long - temps la main qui fit périr son père,Servit par politique aux maux de son pays,
Persécuta Brnxelle et secourut Paris.