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: SaURIN (Jacques) né à Nîmes én 1677. Hpassa pour le meilleur prédicateur des églises réfor-mées. Cependant on lui reproche, comme à tousses confrères , ce qu’on appelle le style réfugié. Ilejì difficile , dit-il, que ceux qui ont sacrifié leurpatrie â leur religion parlent leur langue avecpureté, etc. De son temps cependant, le Françaisrie s’était pas corrompu en Hollande comme ilF est aujourd'hui. B ay le n’avait point le style réfu-gié; il ne péchait que par une familiarité quiapproche quelquefois de la bassesse. Les défautsdu langage des pasteurs calvinistes venaient de cequ'ils copiaient les phrases incorrectes des pre-miers réformateurs ; de plus, presque tous ayantété élevés à Sau mur , en Poitou, enDauphinéouen Languedoc, ils conservaient les manières deparler vicieuses de la province. On créa pourSaurin une place de ministre de la noblesse àla Haye. 11 était savant et homme de plaisir:mort en 17^0.
Saurin C Joseph) né près d’Orange en 16 ; 9,de l’académie des sciences. C’était un génie pro-pre à tout; maig on n’a de lui que des extraitsdu Journal des Savant, quelques mémoires demathématiques et son fameux Factum contreRousseau. Ce procès fi malheureusement célèbrefit rechercher toute fa vie, et fetvit à suscitercontre lui les plus infâmes accusations. Rousseauréfugié en Suisse , et sachant que son ennemi avaitété pasteur de régisse réformée à Percher , dansle bailliage d’Yverdun, remua tout pour avoir destémoignages contre lui. II faut savoir que Joseph