ai6 artistes célébrés
oreilles, Lulli enchantait* l’ame ; c'est un desgrands'avantages du siècle de Louis XIV , queLklli ait rencontré un Qumault.
Après Lulli, tous les musiciens, comme Co-2a(j'e, Cantpra , Dejlouches et les autres, ont étéses imitateurs, jusqu'à ce qu’enfin Rameau estvenu, qui s’est élevé au-dessus d'eux par laprofondeur de son harmonie, et qui a fait dela musique un art nouveau.
Al’égard des musiciens de chapelle, quoiqu’ily en ait plusieurs célèbres en France , leurseuvragesn’ontpointencore été exécutés ailleurs.
PEINTRES.
II n’en est pas de la peinture comme de la musi-que. Une nation peut avoir un chant qui ne plaisequ’à elle, parce que le génie de sa langue n’enadmettra pas d’autres ; mais les peintres doiventreprésenter la nature, qui est la même dans. tous.les pays, et qui est vue avec les mêmes yeux.
,11 faut pour qu’un peintre ait une juste répu-tation , que ses ouvrages aient un prix chez lesétrangers. Ce n'est pas assez d’avoir un petitparti et d’être loué dans de petits livres, il fautêtre acheté.
Ce qui resserre quelquefois les takns des pein-tres est ce qui semblerait devoir les étendre. C’estle goût académique, c’est la manière qu’ils pren-nent d’après ceux qui président. Les académiesfont fans doute très-utiles pour former des élèves,sur-tout quand les directeurs travaillent dans le
grand