décadence de la famille de Cbarlemagne , laFrance avait langui plus ou moins dans cette fai-blesse parce qu’elle n’avait presque jamais jouid’un bon gouvernement.
íl faut, pour qu’un Etat soit puissant, ou quele peuplé ait une liberté fondée fur les lois,ouquef autorité souveraine soit affermie sans contradic-tion. En France les peuples furent esclaves jusquevers le temps de Philippe-Auguste ; les seigneursfurent tyrans jufqu’à Louis XI ; et les rois, tou-jours occupés à foutenir.leur autorité contre leursvassaux , m’eurent jamais ni le temps de songer&u bonheur de leurs sujets, ni le pouvoir de lesrendre heureux.
Louis Xi fit beaucoup pour la puissance roya-le , mais rien pour la félicité et la gloire de lanation. François I fit naître le commerce, lanavigation , les lettres et tous les arts ; mais ilfut trop malheureux pour leur faire prendre ra-cine en France ; et tous périrent avec lui. Henrile Grand allait retirer la France des calamités etde la barbarie où trente ans dc discorde savaientreplongée, quand il fut assiíîiné dans fa capitaleau miíieu du peuple dont il commençait à faire lebonheur. Le cardinal de Richelieu , occupé d’a-baifferla maison d’Auttiche , le calvinisme et lesgrands , ne Miit point d’une puissance assez pai-sible pour réformer la nation ; mais au moins ilcommença cet heureux ouvrage.
Ainlì .pendant neufcents années , le génie desFrançais a été presque toujours rétréci fousun. gouvernement .gothique au milieu des