240 DEL ETATS DE L’EUROPE
CetFtat d’une espèce si nouvelle était depuisfa Fondation attaché intimement à la France :l’intérêt les réunissait; ils avaient les mêmesennemis. Henri le Grand et Louis XIII avaientété ses alliés et ses protecteurs.
DE L’ ANGLETERRE.
L’Angleterre, beaucoup plus puissante, affec-tait la souveraineté des mers , et prétendait met-tre une balance entre les dominations de l'Fur ope;mais Charles 1 , qui régnait depuis 162;, loin depouvoir soutenir le poids de cette balance, sentaitle sceptre échapper déjà de sa main ; il avait voulutendre son pouvoir en Angleterre indépendant deslois, et changer la religion en Ecosse. Trop opi-niâtre pour se désister de ses desseins, et tropfaible pour les exécuter; bon mari, bon maître,bon père, honnête homme, mais monarque malConseillé, il s’engagea dans une guerre civile,qui lui fit perdre enfin, comme nous savons déjàdit, le trône et la vie fur un échafaud, par unerévolution presque inouïe.
Cette guerre civile, commencée dans la mino-rité de Louis XIV , empêcha pour un tempsl’Angleterre d’entrer dans les intérêts de ses voi-sins : elle perdit fa considération avec son bon-heur ; son commerce fut interrompu ; les autresnations la crurent ensevelie fous ses ruines, juf-qu’au temps où elle devint tout-à-coup plus formi-dable que jamais feus la domination de Cromwei !,<jui l’assujettit en portant sévangile dans ur.emain, l’épée dans Fautre, le masque de la religion
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