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ration ce corps avait conservé dans son abaisse,ment même. Le duc de Guise, grand-chatnbellandu roi, n’avait vendu cette charge de la couronneau duc de Bouillon que huit cent mille livres.
C’était la fronde, c’étaitla guerre de Paris quiavait mis ce prix aux charges de judicature. Sic’était un des grands défauts et un des grands mal-heurs d un gouvernement long-temps obéré, quelaFrance fût Punique pays de la terre où les placesde juges fussent vénales, c’était une fuite du le-vain de la sédition, et c’était une espèce d’i.osultefaite au trône, qu’une place de procureur du roicoûtât plus que les premières dignités de la cou-ronne.
Fouquet, pour avoir dissipé les finances del’Etat,et pour en avoir usé comme des siennespropres , n en avait pas moins de grandeur dansFamé. Ses déprédations n’avaient été que des li-cences et des libéralités. II fit porter à l’épargnele prix de fa charge ; et cette belle action ne lesauva pas. On attira avec adresse à Nantes f unhomme qu’ua exempt et deux gardes pouvaientarrêter à Paris. Le roi lui fit des caresses avant fadisgrâce. Je ne fais pourquoi la plupart des prin-ces affectent d'ordinaire de tromper, par de faus-ses bontés, ceux de leurs sujets qu’ils veulent per-dre. La dissimulation alors estPoppofé de la gran-deur. Elle n’est jamais une vertu, et ne peut de-venir un talent estimable que quand elle est abso-lument nécessaire. Louis XIF parut sortir deson caractère; mais on lui avait fait entendre
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