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Colbert , pour fournir à la fois aux dépensesdes guerres, des bâtimens et des plaisirs, futobligé de rétablir vers l’an 1672 ce qú’il avaitvoulu d’abord abolir pour jamais ; impôts en par-tie , rentes, charges nouvelles, augmentationsde gages ; enfin ce qui soutient l’Etat quelquetemps, et l’obère pour des siècles.
11 fut emporté hors de fes mesures; car, partoutes les instructions qui restent de lui, on voltqu’il était persuadé que la richesse d’un pays neconsiste que dans le nombre des habitans, la cul-ture des terres, le travail industrieux et le com-merce : on volt que le roi, possédant très-peu dedomaines particuliers, et n’ctant que s admi-nistrateur des biens de fes sujets, ne peut êtrevéritablement riche que par des impôts aisés àpercevoir et également répartis,î’opinion populaire. Ces motifs joints à î’ignorance ont dé-terminé í es mauvaises lois fur le commerce des blés : et lesmauvaises lois ont contribué à fortifier les préjugés. Oncroyait arrêterce qu’on appelle monopole, et on empêchaitles estîmagafinemens,'qui font le seul moyen de prévenirreffet des mauvaises récoltes générales , et le commercedont Inactivité peut feule remédier aux disettes locales. Oncroyait faire du bien au peuple, cn fefant bailler le» prixpour quelques instans et dans quelques villes; cependanton décourageait la culture et par conséquent on rendait ladenrée plus rare et dès.lors constamment plus chère. De cequ'en examinant les prix des marchés et ['abondance qui yrègne, on peut dans un commerce libre juger de l’abondanceréelle de la denrée* on croyait pouvoir en juger dans uacommerce gêné par des réglemens: de - là l’ufage de cespermissions particulières le plus souvent achetées par desgens avides, et dont l’effèt est toujours contraire au butqu’ont, ou disent avoir, ceux qui les accordent.
Observons enfin que c’est fur-tout dans les temps de di-sette que les lois prohibitives font dangereuses ; elles aug-mentent U mal et ôtent les ressources.