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fut supprimée à la paix de Rysvick, et rétablieensuite. Le contrôleur-général pontcbart anivendit des lettres de noblesse pour deux milleécus en 1696 : cinq cents particuliers en achetè-rent : mais la ressource fut passagère, et la hontedurable. On obligea tous les nobles , anciens etnouveaux, de faire enregistrer leurs armoiries etde payer la permission de cacheter leurs lettresavec leurs armes. Des maltôtiers traitèrent decette affaire, et avancèrent l’argent. Le ministère,n’eut presque jamais recours qu'à ces petites res-sources,. dans un pays qui en eùt pu fournir deplus grandes.
On n’ofa imposer le dixième que dans l’année1710. Mais ce dixième , levé à la fuite de tantd’autres impôts onéreux, parut ft dur qu’on n’osiipas l’exiger avec rigueur. Le gouvernement n’e.nretira pas vingt-cinq millions annuels, à quarantefrancs le marc.
Colbirt avait peu changé la valeur numérairedes monnaies. II vaur mieux ne la point changerdu tout. L’argent et l’or, ces gages d’échunge ,doivent être des mesures invariables, il n’avaitpoussé la valeur numéraire du marc d’argent, devingt-six francs où ill’avait trouvée , qu’à vingt-fept et à vingt-huit ; et après lui, dansies der-nières années de Louis XIV , on étendit cettedénomination jufqu’à quarante livres idéales ;ressource futaie, par laquelle le.roi était soulagé,un moment, pour être ruiné ensuite : car au liend’un marc d’argent, on ne lui en donnait presqueflus que la moitié.Celui qui devait vingt-lìx livres