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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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F I ìí A N CES'.

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on 1668 donnait: un marc ; et qui devait quarantelivres ne donnait quà peu près ce niéme marcen 17 i.o. Les diminutions qui suivirent, déiangè-lent le peu qui restait du commerce, autant qua-vait fait laugmentation.

On aurait trouvé une ressource dans un papierde crédit ; mais cc papier doit être établi dans un.temps de. prospérité., pour sc. soutenir dans untemps malheureux.

Le ministre CbamiUart commença en 1706 a.payer en billets de monnaie , en bisets de subsis-tance , â't;stenL!s.; et comme cette monnaie depapier nétait pas reçue dans les colites du roi,elle fut décriée presquaustkut queiìe parut. Onfut réduit à continuer de faire des emprunts oné-reux, à consommer davancs quarte armées desrevenus de la couronne, {dW).

On H t toujours ce quon appelle des-affairesextraordinaires : on créa des charges ridicules,

(dd) 11 est dit dans l histoire écrite par /a.Ho<U, etrédigée fous le nom de la Martinicrz.., qoil en coûtaitsoixante et douze pour cent p-ur le change dans les guerresd'italìe. Cest une absurdité» Le sait est que M. ûeCk&milíait,pour pa.yer les armées , se servait cîu c-édit du chevalierBt.rno.rd. Ce ministre croyait, par un ancien préjugé, qnilne i a ìlait pas quv star gens; sortit da royaume, comme st londonnait cet arment.pour rien , et comme &'il était posnblequ'une nation débitrice à une autre, etqtii ne s'acquittepas en effets commerqabîes > ne payât p<Aat en argentcomptant : ,ce ministre donnait au banquier huit ponv centíìe profit, à condition qu'on payât l'étransgr, Jans faireíbriir dc l'argent de France:. ] 1 payait outre cela le changequi aliait à cinq ou six pour cent de perte, et le banquieré;sit obligé, malgré fa-promesse, de foider son compte enargent avcc L étrange r, ce q..« produisait une perte con-sidérable.