A40 E G t I S ï.
seul devrait servir de règle éternelle dans toufeSles disputes: c’ est quil vaut mieux sacrifier qud-que cbose de ses droits que de troubler la paix.Le roi, BEglise gallicane, les parleniens furentcontens. Les jansénistes écrivirent quelques li-belles. Le pape fut -inflexible : il cassa par un breftoutes les résolutions de l’assemblée , et mandaaux évêques de se rétracter. Il y avait là de quoiséparer à jamais s Eglise de France de celle deRome. On avait parlé fous le cardinal de Riche-lieu et fous Mazarin de faire un patriarche. Levœu de tous les magistrats était qu’on ne payâtplus à Rome le tribut des annates ; que Rome nenommât plus , pendant lìx mois de l'année, auxbénéfices de Bretagne; que les évêques de Francene Rappelassent plus évêques par la permijjìondu S‘ Siège. Si le roi l’avait voulu, il n’avaitqu’à dire un mot ; il était maître de l’assembléedu clergé , et il avait pour lui la nation. Romeeût tout perdu par Binflexibilité d’un pontifevertueux, qui seul de tous les papes de ce sièclene savait pas s’accommoderau temps. Mais il y ad’anciennes bornes qu’on ne remue pas fans devioientes secousses. 11 fallait de plus grands inté-rêts , de plus grandes passions et plus d’efferves-cence dans les esprits pour rompre tout d’un coupavec Rome; et il était bien difficile de fairecette scission , tandis qu’on voulait extirper lecalvinisme. On crut même faire un coup hardi,lorsqu’on publia les quatre fameuses décisions dèla même assemblée du clergé en 1682, dontvoici la substance ;
1. DieO