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privilèges, et que la cour, toute faible qu’elleétait,. n'e voulût les restreindre. Les huguenotsavaient déjà établi enFrance des cercles , à limi-tation de l’Allemagne. Les députés de ces cer-cles étaient souvent séditieux ; et il y avait dansle parti des seigneurs pleins d’ambition. Le ducde Bouillon , et sur-tout le duc de Rohait , lechef le plus accrédité des huguenots, précipitè-rent bientôt dans la révolte l’esprit remuant desprédicans, et le zèle aveugle des peuples, réas-semblée générale du parti osa, dès 1615, pré-senter à la cour un cahier, par lequel, entr'au-tres articles injurieux, elle demandait qu’on ré-formât le conseil du roi. lis prirent les armes enquelques endroits dès l’an 1616 ; et Faudace deshuguenots se joignant aux divisions de la cour,à la haine contre les favoris, à l’inquiétudedela nation, tout fut long-temps dans le trouble.C’écait des séditions, des intrigues, des mena-ces , des prises -Larmes, des paix faites à la hâte,et rompues de même; c’estce qui fêlait dire aucélèbre cardinal Bentivoglio , alors nonce enFrance, qu'il n’y avait vu que des orages.
Bans Tannée 1621, les Eglises réformées deFrance offrirent à Lesdiguières, devenu depuis con-nétable , le générât de leurs armées, et centmille écus par mois. Mais Lesdiguières , pluséclairé dans son ambition qu’eux dans leurs fac-tions, etqui les connaissait pour les avoir comman-dés , aima mieux alors les combattre que d’êtreà leur tête : et pour réponse à leurs offres, il sefit catholique. Les huguenots s’adressèrent ensuiteau maréchal duc fisBouillon,qui dit qu’il était trop