RELIGION.
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vieux ; enfin ils donnèrent cette malheureuse pla-ce au duc de Liokan qui, conjointement avec sonfrère Sou bise, osa faire la guerre au roi de France.
La même année, le connétable de Luynes menaLouisXIII de province en province. II soumit plusde cinquante villes, presque sans résistance ; maisil échoua devant Montauban : le roi eut Taffrontde décamper. On assiégea en vain la Rochelle :elle résistait par elle-méme et par les secours dcl’Angleterre ; et le duc de lioban , coupable du•crime de lèse-majesté, traita de la paix avec sonroi, presque de couronne à couronne.
Après cette paix et après la mort du connétablede Luynes, il fallut encore recommencer la guerreet assiéger de nouveau laRochelle, toujours liguéecontre son souverain avec i’Angleterre et avec lescalvinistes du royaume.Une femme (c’était la mèredu duc de Rohcuí) défendit cette ville pendant unan, contre l’armée royale, contre l’activité du car-dinal de Richelieu, et contre l’intrépidité de LouisXI11, qui affronta plus d’une fois la mort à cesiège. La ville souffrit toutes les extrémités de lafaim ; et on ne dut la reddition de la place qu’àcette digue de cinq cents pieds de long, que lecardinal de Richelieu fit construire, à l’exemplede celle qu'Alexandre fit autrefois élever devantTyr. Elle dompta 3a mer et les Rochellois. Le mai-re Guiton , qui voulait s'ensevelìr sous les ruinesde la Rochelle , eutl’audace, après s’étre renduà discrétion, de paraître avec ses gardes devantle cardinal de Richelieu. Les maires des principa-les villes des huguenots en avaient.On ôta les siensà Guiton , et les privilèges à la ville. Leduc de