MORT DE RICHELIEU. 255
rences de les ayoir réunis à l'Eglise ; laissant autemps à faire le reste, et n’envisageant que lagloire d'avoir ou fait ou préparé ce grand ouvra-ge, et de passer pour savoir fait. Le fameux ca-pucin Joseph d’un côté, et deux ministres gagnésde l'autre, entamèrent cette négociation. Maisil parut que le cardinal de Richelieu avait tropprésumé, et qu’il est plus difficile d’accorder desthéologiens que de faire des digues furl’Océan.
Richelieu rebuté se proposa d’écraser les cal-vinistes. D’autres foins l’en empêchèrent. IIavait à combattre à la fois les grands du royaume,la maison royale, toute la maison d’Autriche, etsouvent Louis XIII lui-même. II mourut enfin,au milieu de tous ces orages, d’une mort préma-turée. 11 laissa tous ses desseins encore imparfaits,et un nom plus éclatant que cher et vénérable.
Cependant, après la prise de la Rochelle etLedit de grâce , les guerres cessèrent, et il n’yeut plus que des disputes. On imprimait de partet d'autre de ces gros livres qu'on ne lit plus.Le clergé, et sur-tout les jésuites, cherchaient àconvertir des huguenots. Les ministres tâchaientd’attirer quelques catholiques à leurs opinions.Le conseil du roi était occupé à rendre des arrêtspour un cimetière que les deux religions se dis-putaient dans un village, pour un temple bâti furun fonds appartenant autrefois à l’Eglise, pourdes écoles, pour des droits de châteaux, pour desenterremens, pour des cloches ; et rarement lesréformés gagnaient leur procès. 11 n’y eut plus,après tant de dévastations et de saccagemens,que ces petites épines. Les huguenots-n’eurent