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Réponse Au Memoire Donné Par Le Louable Corps Helvetique
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fun des droits que les Nationnaux payent indéfiniment, fansexception , lautre fous les réductions que comporteraient lesPrivilèges. La France y retrouveroit les mêmes proportions.Lancienne confiftance de fes impofitions lui rendroit à-peu-près , toute balance faite , ce que les Privilèges réclamés parles Subies pourraient lui ôter de perception relativement à lanouvelle. Mais en ferait-il de même des louables Cantons ;'Quils veuillent remonter & ils reconnoîtront que nayant à lé-poque de lan 1515. que peu & prefque point de rapports deCommerce , ils ne pou voient auiîi avoir quen proportion,ceft-à-dire ou très-peu ou point dimpofitions mifes fur lesobjets de ce même Commerce, quils devroient aux Françoisles mêmes exemptions que la France accorderait aux Subies,& que ces exemptions , dans leur propre fyftême, portant éga-lement & fans nulle exception fur toute nature de perceptioncréée & augmentée depuis ifitf. le Commerçant françois nedevrait rien en Suifle des droits qui sy perçoivent à titre deDouane , & peu de ceux qu011 leve, à titre de Péage ou dau-tre pareille impofition.

Alors fans doute, les louables Cantons éprouveraient chezeux - mêmes ce que leurs prétentions feraient de faire éprouverà la France. Leurs fujets leur devroient des droits fur leurCommerce que le François y ferait en exemption; & comment,furchargés de droits dimpofition , y foutiendroient-ils la con-currence. Le Commerçant françois feroit attiré en Suiife parle feul bénéfice que lui produiraient ces exemptions , le Suiifepar la même raifon ne feroit plus de Commerce quen France.Delà le déchet & labandon des manufactures refpebtives ;delà des émigrations réciproques & indéfinies.

Le feul moyen quauraient iune & lautre Puiifance darrê-ter le progrès de ces émigrations feroit de communiquer à leurspropres fujets la même étendue de privilèges , quelles accorde-raient à létranger; mais peut-on comparer les charges actuel-les au Gouvernement des Etats à celles du 1 6. iiecle , &le CorpsHelvétique fuffiroit-il lui-même à pourvoir aux befoins habituelsdes liens avec les reifources quil avoit à lépoque de ifi< 5 .

Cet expédient neft donc rien moins que praticable ; & ce-pendant encore, rieii de plus révoltant que lidée dun Traitéentre les deux Puiifances , qui les aifujettiroit chacune à fa-crifier le bien de fes fujets au bien des fujets de lautre. Ja-mais François I, ni le Corps Helvétique nont penfé quà les

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