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nous fixer, & ce Traite n’autorife que la feule faculté J? aller-,venir & négocier par les pays de Pune £f? de Vautre partie. Quedoit - on donc au Suiffe en exécutant ce Traité ? De l’admet-tre , s’il vient avec fes marchandifes, aux charges convenuespar ce même Traité , de s’y conformer encore , s’il] eft dansle cas d’en rapporter , mais non de lui accorder un droit quine lui eft donné par aucun titre ,, la difpenfe des charges quifont dues par les Domiciliés.
Mais ces charges impriment un caraétere de fujetion, 8cle Suide , malgré fou expatriation , conferve le caradere decitoyen des louables Cantons. Comment feroit- il poffibleque cet individu, ce Suiife venant en France & y confervant fon.état de membre de fa République, pût être en même tems fujetde la Monarchie ? Seroit - il jufte d’ailleurs que la même per-fonne payât les charges des deux Dominations ?
A ce tableau encore on répond ■> que le Suiife qu’on peintvenant en France , dans les termes de l’objedion, mais qui n’yportera d’autre intention que celle qui eft prévue & autorifeepar le Traité , d'aller , venir , négocier par les pays de Vune& de Vautre partie , n’a nullement à craindre d’être tenu descharges de deux Dominations , ni de voir conftater les titresincompatibles & de fujet du Roi & de fujet ou membre dulouable Corps Helvétique ; mais s’il vient au contraire y pren-dre & y fixer fa demeure à jamais , où a-t-on trouvé qu’il doivey être confidéré comme membre du Corps Helvétique ? LeDroit public , le Droit de toutes les Nations eft que tout étran-ger qui s’établit chez elles augmente le nombre de leurs fujets& qu’il participe avec eux à Futilité & aux frais de la manu-tention publique.
Que la Nation qu’il quitte , que le Corps Helvétique luiouvre les portes du retour, en lailfant fubfifter les droits qu’ilabandonne , il ne fait que fervir fes propre* intérêts , & on ap-plaudira fans doute à une politique aulli bien entendue. Maisla nation chez qui le Suiife fe tranfporte n’a à confulter queles fiens , qui font de ne nourrir & de ne protéger queceux qui contribuent aux dépenfes publiques, faufle cas desprivilèges qu’elle aura voulu accorder » & il eft plus que dé-montré qu’il n’en appartient aucun aux Suilfes domiciliés enFrance.
Il eft curieux de voir leurs Marchands de Lyon étendreleurs idées au point de réclamer pour eux , pour leurs enfants
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