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Réponse Au Memoire Donné Par Le Louable Corps Helvetique
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la verfîon que les Suiifes en donnent, jugeoit qu'ils étoientexempts de ces mêmes droits de fortie.

Tel ce Certificat quon qualifie précieux dun S. de Per-ceval Receveur générai de la Douane à Lyon, portant, sil enfaut croire ce que les Suiifes en difent, quà la feule excep-tion des voiles, des fleurets & burats de Bergame, toutes leursmarchandifes fartaient en exemption de droits. Tel aufli lar-rêt du Confeil du 1 6. Mars i63f. qui déféré à ce Certificat& leur reconnoît cette franchife.

Tels les arrêts rendus le 17. Septembre 1637. P ar ^ es deuxParlemens de Dijon & Grenoble qui prononcent encore cetaffrancbiffement de tous droits dentrée & de fortie.

Tels tous les arrêts quils citent, qui les ont déchargés desréappréciations , puifquun coup doeil jetté fur le tarif desdroits quarbitre & détermine la Sénéchaulfée de Lyon le 7.Mars de lannée 1552. à fuite & en conféquenee des Lettresfufmentionnées données par Henri IL le 19. Février précé-dent, fuffit pour en décider linjuftice. Nelf-il pas en effetrévoltant de penfer que les Suiifes étoient autorifés par cesdivers arrêts à ne jamais payer pour les trois droits de rêve,paflage & impofition foraine, dont le cumul montoit à près de10. pour Cent, que fur cet ancien pied de valeurs intrinfé-ques, que les calculs que fait la Sénéchaulfée de Lyon redui-foient à 30. Liv. la charge de draps de foie qui en vautaujourdhui plus de 300, à 25. Liv. les épiceries, à 20. Liv.les draps fins, le fucre à 10. Liv. la charge, & ainfî propor-tionellement de toute autre efpece de marchandifes ?

Telle enfin cette annexe que Louis donne en 1658. &quil répété encore lors du Traité fuivant de 1663. dans la-quelle il déclare que les Marchands des Cantons & ceux de leurs Alliés jouiront de lexemption de tous péages & im- pots pour toutes leurs marchandifes, tant en entrant quenM fortunt conformément, y elhil dit, au Traité de paix per -pétueüe conclu en 1 $ 16 . Lorfque tout au contraire letexte du Traité eft que ces Marchands ont à payer toutes lesimpofitions antérieures.

Ces erreurs, ces oublis extraordinaires peuvent cepen-dant sexpliquer. Le Commerce des Suiifes étoit encore alorsinfiniment borné , le Roi y perdoit peu, fes Sujets ny avoientquun intérêt médiocre, & dans ces circonltances il neft plusfurprenant quon ait moins confulté cet intérêt médiocre, que

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