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Réponse Au Memoire Donné Par Le Louable Corps Helvetique
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la fatisfa&ion dabonder en égards pour une Nation amie quile couvroit par fon attachement. Ceft ce qui séclaircit parun procès verbal de M. dAgueffeau qui fera repréfenté fousla datte précife du.1689.

Lordonnance des fermes de 1687. rencontroit des obfta-cles des difficultés dans quelques provinces du Royaume.M. dAgueifeau fut envoyé pour en connoître lefpece, lesapprofondir & les lever. Arrivé à Lyon, ce Magiftrat célébréépuifa les détails qui pouvoient lamener à prendre une con-noiffance exaéte des produits que la Douane étoit en état dedonner. Les Franchifes des Suiffes ne lui échappèrent pas,il jugea néceffaire de conftater le vuide que laiffoit dans lamaffe du produit des fermes du Roy lexercice de ces Fran-chifes.

Jai voulu, eft-il dit dans fon procès verbal, vérifier la quantité des marchandées qui étoient entrées dans Lyon, fous le nom des Suiffes & des droits quelles auroient payés, & jai trouvé, fuivant létat qui en a été fait, quil y eft

entré pendant les dix dernieres années le nombre de..

qui auroient payé pour les droits ordinaires dans ces dix an- nées 1,088» 758- Liv. Ainfi on peut tabler que par an- née commune les marchandées que les Suides font entrer en franchife à Lyon produiroient là-peu-près de 1 io,ooo.Liv.

Arrêtons, fur lépoque de ce procès verbal poftérieur dequatre ans à la révocation de lédit de Nantes en 168? > lesProteftans François réfugiés à Zurich & dans dautres Can-tons qui fuivent la réforme y avoient porté leurs fonds &leur induftrie, & ce fecours fans doute avoit aidé à laccroif-fement du Commerce que ces Cantons faifoient habituelle-ment en France. Cependant cette époqne nauroit produiten tout pour les recouvremens quun peu moins de 110,000.Livres » & pour la concurrence avec le Commerce nationalquenviron 2,000,000, Livres, les droits fur les marchandéesétant ou à peu-près portés à f. pour Cent. Quelle idéeces remarques nimpriment - elles pas du très-peu dimportancede ce même Commerce que les Suiffes faifoient anciennement,en conféquence aufîi de la facilité quavoient alors nos Roisde gratifier les Suiffes, fans préjudicier à leurs fujets !

Si ces calculs avoient toujours été les mêmes, fi ce vui-de navoit faire aucun progrès, nul doute que les Suiffesne puffent fe flatter de retrouver encore les mêmes complai-

fances.