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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE III, SCÈNE VI.

Ne rameuterons rien, et réparons l’offensePar la solennité d’une heureuse alliance. -

ALBERT à part.

O Dieu ! quelle méprise ! et qu’est-ce qu’il m’apprend !Je rentre ici d’un trouble en un autre aussi grand.

Dans ces divers transports je ne sais que répondre,

Et, si je dis un mot, j’ai peur de me confondre.

POLIDORE.

A quoi pensez-vous là, seigneur Albert ?

ALBERT.

A rien.

Remettons, je vous prie, à tantôt l’entretien.

Un mal subit me prend, qui veut que je vous laisse.

SCÈNE y.

POLIDORE.

Je lis dedans son âme, et vois ce qui le presse.

A quoi que sa raison l’eût déjà disposé,

Son déplaisir n’est pas encor tout apaisé.

L’image de l’affront lui revient, et sa fuiteTâche à me déguiser le trouble qui l’agite.

Je prends part à sa honte, et son deuil m’attendrit.

Il faut qu’un peu de temps remette son esprit.

La douleur trop contrainte aisément se redouble.

Yoici mon jeune fou, d’où nous vient tout ce trouble.

SCÈNE VI.

POLIDORE, YALÈRE.

POUDORE.

Enfin ; le beau mignon, vos bons déportementsTroubleront les vieux jours d’un père à tous moments;Tous les jours vous ferez de nouvelles merveilles,

Et nous n’aurons jamais autre chose aux oreilles.

VALÈRE.

Que fais-je tous les jours qui soit si criminel?

En quoi mériter tant le courroux paternel?

POLIDORE.

Je suis un étrange homme, et d’une humeur terrible,D’accuser un enfant si sage et si paisible !