LA RÉVOLUTION
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au Morgarten. Les braves avaient fait perdre à l’en-nemi dix fois le nombre d’hommes qu’ils avaient eux-mêmes perdus. Néanmoins Réding comprit l’impossi-bilité d’une plus longue résistance; il demanda unarmistice et en fixa les conditions : intégrité de lareligion catholique; ni troupes françaises, ni contri-bution sur le territoire de Schwitz; ratification par lalandsgemeinde. Schauenbourg accepta ces proposi-tions; il ne demanda que le désarmement et l’adhésionà la constitution helvétique.
Ainsi succomba, aux lieux mêmes où elle était née,la Confédération des treize cantons. Tout fléchit. LesHaut-Vallaisans, qui avaient pris les armes en mêmetemps que les Waldstetten, et s’étaient avancés jus-qu’au cours de la Morge, reculèrent devant les Fran-çais et devant deux bataillons vaudois, levés avecquelque peine; ils se retirèrent lentement, défendantchaque ravin, chaque dent de rocher. Sion fut sac-cagé. Soixante otages furent jetés dans les prisons deBerne et de Chillon. Quand la vallée du Rhône futsoumise, tout ce qui avait fait partie de l’ancienneSuisse, à l’exception des Grisons et des territoires in-corporés à la France, se trouva réuni dans la nou-velle république, une et indivisible.
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