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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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celle-ci sassocia bientôt la gravure en creux sur cuivre, et plustard la lithographie ; mais la xylographie, relativement modifiée,resta le plus généralement employée.

La nature fragile dubois ne permettant point darriver à pro-duire des traits aussi déliés que les picots ou cngrélures dunedentelle, sans risquer de les détruire au premier coup de presse,on pensa de substituer des picots en métal aux picots en bois.

« Ces picots en métal sont des fils de cuivre rouge ou jaune,dune longueur égale à deux fois la profondeur de la gravure, etamincis en pointe à lune de leurs extrémités. Le graveur, munidune petite matrice dans laquelle senchaîne le picot, lenfoncedans le bois jusquà la moitié de sa longueur au moyen dun mar-teau. Lheureux parti que lon a tiré de lemploi des picots abientôt conduit le fabricant à faire laminer des lames de cuivrejaune de différentes épaisseurs, à les découper et a les enfoncerdans le bois, en leur donnant la forme dun ovale, dun rond, dunefeuille, dune arabesque, etc. On est arrivé ainsi à produire surbois des lignes continues ou brisées aussi défiées que possibleet qui résistent aux chocs de limpression sans se déranger.

« Ensuite on est allé plus loin : au moyen de filières de lami-noirs et de machines à gaufrer, on est parvenu à donner aux filset aux lames de cuivre des formes tellement variées quil suffitde les implanter dans le bois, convenablement assemblés, pourformer un dessin quelconque.

« On 11e sarrêta pas à cette amélioration. On avait remarquéque, lorsquon imprimait des parties massives, les contours nenétaient pas nets, et que la couleur nétait pas répartie uniformé-ment sur létoffe. Pour remédier à ces inconvénients, on implantadans le bois des lames de cuivre disposées de manière à formerle contour de ces masses, et lon remplit le vide de feutre ou devieux chapeaux, d est venu lexpression de planches cha-peaudées.

« Quelque temps après ce procédé dispendieux, on en a sub-stitué un plus simple: la planche une fois gravée on en imprègneles parties destinées à transporter sur létoffe des masses de cou-leur, dhuile de lin bien épaissie, sur laquelle on répand, au mo-ment elle va se solidifier, de la tontisse, quon tamponne avec