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un chiffon. Voici la composition de l’enduit: 1 lui. huile de linsiccative, 1 kil. carbonate plomblique, 0 k ,160 oxyde plombi-que, 0 k ,()62 essence de térébenthine.
« M. Lefèvre, de Chantilly, imagina, en 1827, une méthode dif-férente et plus avantageuse. Au lieu d’implanter les formes encuivre dans le bois, il les soudait à l’étain sur une plaque de cui-vre fixée par des vis à une planche de bois ordinaire. Quand undessin ainsi établi avait cessé de travailler, on en dessoudait lesformes, dont on se servait, ainsi que de la plaque, pour de nou-veaux sujets.
« Depuis la préparation des planches chapeaudées, la gravureen relief était restée stationnaire ; on imprimait au rouleau tout ceque les sujets représentaient de plus délicat; mais, eu 1834, M.Perrot inventa une machine à l’aide de laquelle on réalisa méca*niquement toutes les impressions que, jusque-là, la main seule del’homme avait pu produire. Cette machine fut appellée la perro-tine (*). »
Dès rintroduction de cette machine, la gravure en relief subit,une révolution: aux bois à dimensions réduites ou a fait succéderles planches à grandes dimensions, car la pçrrotine devait donnerdes coups de planche qui couvrissent la pièce dans toute sa lon-gueur. Cette méthode entraînait à des frais de gravure considé-rables: une seule planche nécessite souvent plus de 80,000 picotsde cuivre, à raison de 1 fr. 25 c. le mille, et le même bois ne peutguère produire, avec des contours suffisamment nets, au delà de100 pièces de cent mètres. On faisait donc des recherches pourremplacer la gravure en bois par un autre procédé, le cliché.
« Hofmann ( 1 2 ), de Strasbourg, en 1783, est le premier qui avaitfait des tentatives dans ce genre. Comme il avait observé la len-teur de tout alliage fusible, surtout de l’étain et du bismuth, à sesolidifier lorsqu’il a été liquéfié par la chaleur, il eut l’idée de fon-
(1) Celle machine, d'abord incomplète, a reçu successivement des perfectionnementsintroduits par son inventeur, de sorte qu’elle est parfaite aujourd'hui, M. Perrot, en18H, a inventé une machine à imprimer quatre couleurs à la fois: le principe est lemême qu’à la perrotine.
(2) Voyez sur les procédés du clichage cequi a éléditplus haut, p. 174 et suivantes.— Persoz, II. 250-251. Le travail manuscrit de Hoffmann est déposé àlabibl. delàville de Strasbourg, sous la date de 1783; en 1792 il sollicita un brevet d’invention.