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qu'on appelle le cachet. Pour le multiplier, on en fait d’abord unmoule en plâtre, après l’avoir imprégné d’un mélange (le doux par-ties d’huile et d’une de suif à une température assez élevée. Ensuiteon prend de ces mouies ou matrices des clichés en alliage fusible,par des procédés ordinaires, plus ou moins durs suivant la résis-tance qu’ils doivent offrir (').
Comme la surface de ces clichés, opposée à la gravure, n’est ja-mais bien égale, il convient de la planer ; à cet effet, on disposetous les cachets eu deux rangées sur une machine à planer, encoulant sur les côtés, pour les consolider, un mastic formé de troisparties colophane et une de cire, et lorsque celui-ci est bien sec,on réduit les cachets au même degré d’épaisseur à l’aide du rabotà planer. Après quoi, on les fixe, au moyen de vis ou de clous, sui-des planches en bois.
Ce moyen de clichage, quoique très-avantageux, présentaitencore quelques inconvénients qu’on cherchait à corriger en em-ployant le procédé suivant : Après avoir fortement desséché desplanches de bois pris de pointe ou perpendiculairement à l’axe, ony implante, à une certaine profondeur, des lames ou des pointesde cuivre jaune, représentant le sujet à graver, on les entoure d’uncercle et l’on recouvre les parties en relief d’alliage. Ce métal, euenveloppant les pointes de cuivre qui sont en saillie, leur transmetassez de chaleur pour' que la partie enfoncée dans le bois le car-bonise, et il suffit alors de retirer l’alliage métallique auquel setrouvent soudées toutes les pointes, pour avoir une matrice aumoyen de laquelle on coule autant de cachets qu’on peut en dé-sirer. M. E. Witz, de Cernay, a modifié quelque peu ce procédépar lequel on est arrivé à diminuer sensiblement le prix de lagravure.
On avait aussi tait des essais de produire des matrices en boisdont le dessin en creux était comprimé par une série d’outils dif-férents mus à la main, chacun d’eux représentant un détail de des-sin à reproduire. Ces matrices servaient de moule pour en obtenirdes clichés ou cachets reliefs métalliques.
(t) L’ulliyg'e le plus convenable pour la dureté, et pour résister le mieux aux cou-leurs corrosives, selon M. .1. Sclilumbcrger, de Tlianu, est le suivant: lti plomb,-4,0 étain, 8 bismuth. Il est l'usible à t50“, très-dur et très-malléable.