8 INSTRUCTION
monter, l’air qui fe trouve au-deflus de lui s’élève auffi.Par cette opération, illè forme un vuide dans le cylin-dre, entre le pifton St la loupape. L’air contenu dans letuyau .d’alpiration , fuit, ouvre la foupape St entre dansle cylindre vuide. Par la réitération de ces levées, l’airle raréfie de plus en plus dans le cylindre , ainfi que dansle tuyau d’alpiration. Il eft donc évident que l’air exté-rieur s’introduiroit dans les tuyaux, fi leur embouchuren’étoit pas environnée d’eau : c’eft par cette raifon, quel’air extérieur prelfe fur la furface de cette eau, St la force yde monter dans le tuyau pour remplir le vuide. L’afcenfionde 1 ’ eau s’augmente de plus en plus par la réitération deslevées du pifton, jufqu’à furpalfer la foupape St s’éleverdans le cylindre au-deftus du pifton. Comme dans ladefcente du pifton l’eau prelfe la loupape St la ferme , ilfaut néceftàirement que cette eau paftè au travers des trousdu pifton j qu’elle pouffe les alfiettes de cuir, St qu’ellemonte avec force au - deftus de lui. L’eau s’élève St ledécharge enfin au-deftus de la pompe par la réitérationdes levées du pifton ; car pendant cette levée , l’eaumonte du tuyau d’alpiration dans le cylindre, St celleau-deftus du pifton le décharge ; St lorfqu’il defcend,l’eau qui eft au-delfous traverfe par fes trous, St s’élèveau-deftus de lui. On voit dans la fig. i de la planche 12 e ,la perlpeâtive de deux pompes ; St dans la figure 1 , leurcoupe tranfverlàle, dans laquelle on yoit en A, le tuyaud’alpiration dans fon réfervoir ; en B, la foupape ; en C,
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