SUR L’ART DES MINES. 9
le cylindre, dans lequel joue le pifton D. Le pifton eftrepréfenté dans là levée , par conféquent la foupapes’élève par l’eau, qui la pouffe pour entrer dans le vuidedu cylindre. On voit dans la figure 3 , la defcente dupifton ; St l’eau qui preftè la foupape, eft obligée depaffer par les trous du pifton, St monte au-defïus de lui,en pouffant les afïîettes de cuir qui y font adaptées. En E ,on voit les tuyaux lupérieurs, dont je parlerai ci-après,& leur canal de décharge pour l’écoulement deS eauxélevées par le pifton.
§. 489.
Mais comme ce que je viens de dire ne donne qu’uneidée générale d’une pompe, pour faire connoître parquel principe la nature agit conjointement avec l’art,il eft maintenant néceffaire d’examiner de plus près faconftruélion St lès parties. On doit ^ pour cet effet, con-fidérer les objets fuivans. La conftruélion, la hauteur &le diamètre du tuyau d’afpiration, en raifon de la gravitéde l’atmoiphère, St du diamètre, St de la hauteur ducylindre , afin que l’eau le rempliffe à temps jufqu’aupifton ; la conftruélion , le diamètre St la hauteur ducylindre , en raifon de l’eau qui s’introduit, St de fonpoids qui doit être vaincu par la puiffance de la machine;la conftruélion du pifton, de fon clapet ou foupape; celledes tuyaux fupérieurs , s’ils font plus avantageux que lesTome IJ. B