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INSTRUCTION
On doit auffi empêcher , qu'il ne tomhe rien ni dans lestuyaux ni dans les caifles*
§. 491.
Les tuyaux.d’afpiration ne fe font ici que de deux toifesde 'longueur ; on les fait entrer deux pieds dans l’eau; 8ccomme la levée de nos machines efl: ordinairement de fixpieds, l’eau ne doit pas monter plus de feize pieds, jufqu’àla plus grande hauteur de la levée du pifton. Les tuyauxd’afpiration font de bois àelars , parce que ce bois, ainfique le pinajîre , eu égard à leur nature réfineufe , rendentle meilleur fervice dans l’eau; Pour leur donner plus defolidité, on les garnit de cercles de fer. La longueur dutuyau d’alpiration n’a pas toujours lieu dans la premièrepompe ; car lorfqu’on extrait l’eau d’un puits dont on con-tinue l’approfondilîèment, il faut que ce tuyau foit alongéà mefure que le travail avance ; ce qui s’exécute en adap-tant au bout une pièce de tuyau , qu'on appelle tuyaud’alongement : on continue ainii à adapter des alonge-mens, jufqu’à ce que le tuyau d’alpiration ne puifle plusfaire {à fonélion ; alors on établit une nouvelle pompe. Enjoignant ces tuyaux d’alongement, le nouveau doit êtred’un diamètre plus fort, afin qu’il puilîè entrer dans l’au-tre. On bouche exaélement les jonélions avec des étou-pes, 8c on les enduit de glaife, pour empêcher que l’airne s’y introduife.