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SUR L’ART DES MINES.
§. 492.
Le cylindre dans lequel le pifton monte Sc defcend,peut le faire de bois, de fer ou de bronze , c eft-à-dired’un mélange de cuivre Sc d’étain. Ceux de bois ne réfif-tentpas beaucoup,, Sc on eft. obligé de les changer fortfouvent. Ceux de fer font rongés par les eaux vitrioli-ques ; ainfi ceux de bronze font les meilleurs ; ils fontplus chers, mais ils font d’une plus longue durée, Scquand ils font endommagés on les refond ; confequem-ment on ne fait qu’une fois la dépenfe : leur hauteur leréglé d’après la levée de la machine. Dans nos machinesa colonne d’eau, dont^la levée eft ordinairement de fixpieds , les cylindres font tous de huit pieds de hauteur ;ils ont quatre bras, figure 4 , qui fe placent fur quatrefuppo/ts pofés dans le puits, figure 1 B : c’eft par cemoyen qu’ils font arrêtés. Leur liaifon avec le tuyaud’afpiration fe fait par un bloc de bois , figures 1 Sc 1en G ; il eft creufé, de manière que le cylindre peut êtreenchâffe par le haut, Sc le tuyau d’afpiration par le bas.Ce bloc eft garni de trois jufqu’à quatre cercles de fer,afin qu’il foit bien ferré ; & pour qu’il n’entre point d’air,Sc que 1 eau ne puifte pas fortir, on y chaffe des coins defer par-deffus , afin qu il joigne beaucoup mieux avec lecylindre : on l’arrête encore avec d’autres fupports en H.On adapte des petites traverfès échancrées contre le tuyaud’afpiration, Sc on les ferre avec des frètes à clef. Quand