SUR L’ART DES MINES. 69
de largeur de glaife pour le boucher , & fon fol fe pré-pare , tout comme on l’a décrit pour le muraillement.Mais comme ces cages fê pourriffent, quand les machinesne vont pas continuellement, parce qu’elles font tantôtmouillées, tantôt féches, on doit donc employer préfé-rablement la maçonnerie.
§, 550.
Quoiqu'on conduife ordinairement beau néceftaireaux machines par des canaux ou fofles en terre, néan-moins la lituation du terrein ne permet pas toujoursd’établir les roues fi près de ces canaux, qu’on puifle yfaire paffer l’eau par une courte diftance de canaux debois ; mais on eft fouvent obligé de faire cette conduitepar de canaux de très-grande diftance pour parvenir à laroue. Ces canaux fe font en bois de chêne équarri,comme on le voit dans la fig. 1, planche 10 e . Au défautde chêne, on les fait de fapin, mais ils ne durent pas long-temps. Les pièces des coins s’équarrilTent en angle rec-tangle A, Sc forment les deux côtés bas. Entre ces deuxpièces, on en pofe une troifièmeB , fuivant la largeurqu on veut donner au canal ; <& fur les côtés, on pofed’autres bois en C fur les coins ; & par ce moyen, onl’élève à la hauteur convenable. Ces bois doivent êtrerabottés, afin qu’ils fe joignent bien ; où cheville ^toujoursdeux pièces enfemble: de cette manière on les réunit,& on les joint à coups de maillet. Toutes les fentes fe gar-