SUR L’ART DES MINES. 209leur donner une plus forte levée. Dans nos Mines, cettelevée eft de quinze à dix-huit pouces.
§. 68p.
Le plus ou le moins d’eau qui entre dans l'auge, rendL farine plus ou moins grofte. Une grande quantité d’eaule décharge avec plus de vitefïe, & cauiè un plus grandMouvement dans l’auge même ; elle entraîne conféquem-rnent plus de parcelles groffières que s’il y avoit moinsd’eau , qui ne s’écoule que peu-à-peu, & qui n’entraîneque les parcelles légères qui y nagent. Il faut donc quela quantité d’eau qui entre dans l’auge {bit déterminée*On a déjà remarqué plus haut, qu’un mouvement pré-cipité forme un gros fable ; un lent, au contraire, un fablebien menu.
§. 6po.
Il ne fuffit pas de piler, fuivant les circonftances, grosou menu ; il faut encore que les grains qui fortent de1 auge , foient, autant qu’il eft poflible , d’une mêmecgalité ; Sc quoiqu’ils fe dépofent luivant leur qualité definefle dans les baftins, il ne faut pas moins une égalitédans cette même fineife, principalement dans le premierbadin, qui ne louffre point le mélange des gros grainsave c les petits. Il fe peut cependant, que par la chute despilons, qui font fauter un volume d’eau, il faute aufltdes gros grains qui ne font point aiïez pilés : il faut desTome 1 I % D d