33^ INSTRUCTIONlitions des peuples étrangers. Perfonne ne peut nous em-pêcher de tirer notre or St notre argent du fèin de la terre ;St comme beaucoup de pays n’ont pas cette reftource, Stque la nature n’y produit pas feulement les métaux demoindre qualité ^ il eft inconteftable que ceux qui en pro-duifent, auront toujours un commerce alluré avec lespays où il n’y en a pas.
Je remarquerai encore^ qu’un commerce doit s’établirfuivant la fîtuation du pays, parce que la nature ne lelaiffe point forcer. La France St la Hollande font entour-rées de la mer ; cette circonftance leur procure un com-merce folide , au moyen d.e la navigation ; les pays quin’ont pas cette fituation, ne peuvent pas avoir cet avan-tage. Mais la nature, qui n’a pu répandre tous fes donsen un feul endroit, a cru devoir faire une jufte réparti-tion ; St les pays où ils exiftent des montagnes pleines deveines métalliques, en tirent une autre fource de richeftès.Je conclus donc , qu’il eft utile St avantageux d’établi*des fabriques St des manufactures de toutes efpèces dansun pays où il y a des Mines, pour être à l’abri de la nécef-fîté de les faire venir de l’Etranger, St de rendre enmême-temps, autant qu’il eft pofîible , les exploitationsdes Mines floriftantes. Le premier empêche la fortie del’argent du pays ; le fécond, multiplie fon capital 9 &enrichit l’Etat.
On répondra , dans le Chapitre fuivant y fur les autresobjections } faites à i’occafion de l’exploitation des Min eS *
CHAPITRÉ