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2 (1778)
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INSTRUCTION

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§ 3 6 *

Jl y a beaucoup de financiers qui, pour raifon de cesexemptions, crient contre les exploitations, 8c qui pen-fent que, puifque perfonne dans un Etat ne doit êtreexempt des impôts publics, cette exemption du fond desterres font fituées les Mines 8c celle des ouvriers , nefont pas juftes. Si on examine bien cette objeètion , onverra que ce neft quun jeu de mots; car ces receveurs destailles ne pouvant pas ignorer que les Compagnies con-tribuent au Prince par leur exploitation, auffi-bien quele laboureur par fes terres ; avec cette différence que ceque le laboureur paie , nomme taille 8c contribution,.8c que ce que les Compagnies acquittent sappelle droitsanciens, villenage, dixième 8c achat des métaux par pré-férence , avec cette autre différence, encore dautantplus fenfible, que les contributions des Mines font duneplus grande confëquence. Une pièce de terre ou uneprairie, de quelques mille toifes en quarré , paie à peu-près par année au Prince , dix ou vingt florins de con-tribution ; 8c un terme de Mines de la même étenduepeut, par fuite dun heureux fuccès, rapporter annuel'iement au Souverain, pour fon droit de dixième, dixou vingt mille 8c plus de florins On en voit journel»'Iement la preuve. Une pièce de terre de rocaille demontagne & ftérile, de quelque cent toifes en long8c en large , par le droit régalien quelle acquitte, p rCr