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préfènt , en monnoyant ces métaux, de leur donnerune valeur fiable efl folide : c’efl: par cette raifon , qu’ona vu tant de différentes monnoies depuis l’efpace decent ans , d’après lefquelles la valeur de ces métaux aété déterminée dans une autre proportion. On ne peutpoint conféquemment attribuer ces variations aux Princesd’Empire , non plus que l’établiflement du titre inférieurde leur monnoie. Le titre de monnoie a également changéen France , en Angleterre Sc dans d’autres pays del’Europe.
§. 52.
L’or Sc l’argent font comme les marchandas dontle prix varie continuellement. Ils ne peuvent fervir aucommerce, que lorfqu’ils font réduits en efpèces cou-rantes. La proportion doit néceffairementfe régler d’aprèsla valeur de ces métaux; non-feulement dans notre pays,mais encore fuivant la nature des autres : car lî cette pro-portion de la valeur intrinfèque n’étoit pas égale à cellede l’or & de l’argent, c’eft-à-dire, fi dans notre pays lemarc d’argent fe monnoyoit à vingt florins de valeur, Scdans d autres a vingt-quatre, tout l’argent monnoyé for-tiroit du pays ; Sc aucune défenfe ne pourroit y remédierlorfqu’au contraire la proportion efl: au-deffus de la valeurde ces métaux , le pays perd alors confidérablementfur le change avec les autres peuples , Sc devient infèn-fiblement pauvre. Un Souverain ne peut déterminer de
proportion